(Après la présidentielle ratée et les municipales vendangées, les législatives mal composées)
Il a toujours été tête de liste dans la 5ème circonscription électorale. Il s’était préparé en 2016 pour porter les couleurs de l’Union fait la Nation (UN). Mais il a été trahi par les vieux briscards d’alors. En 2021, ce fut la même guigne. Alors qu’il était prêt, gâté par le soutien de toute sa famille politique, Yayi sort une autre carte avant même que le destin ne s’acharne contre eux tous. Tout le monde se disait que 2026 est la bonne occasion. Mais Yayi n’est pas encore mort. Il est là. Une fois encore, il lui sort le dossier complet avec pièces jointes. Conséquence, le parti s’est mué dans une sorte d’autophagie qui l’a totalement handicapé pour ne plus être en mesure de compétir pour la présidentielle d’avril 2026.
Certains militants ont vite cru que le perchoir pourra lui servir de pied-à-terre en guise de reconnaissance du parti pour son humilité, son sacrifice de soi pour ses autres camarades. Malheureusement, on le voit à demi-teinte sur la liste comme suppléant d’un candidat qui, en cas de franchissement du bien viril 20%, ira directement au parlement.
Ce comportement qui dépasse même les limites de l’altruisme, semble corroborer la thèse de la déconfiture totale du parti LD. Eric Houndété, dans ce reniement de sa carrière parlementaire, n’est-il pas en train de passer un message ? Les camarades de Yayi ont-ils l’intelligence et la maestria nécessaires pour passer l’étude des dossiers à la CENA ? Une grande interrogation qui met encore à rude épreuve les nerfs des militants du parti d’Eric Houndété et de Nourenou Atchadé. Reste maintenant à savoir si, après la vague des démissions au profit du BR, le parti LD a toujours les bras longs et solides pour ramasser les 20% dans chacune des 24 circonscriptions électorales. Rien n’est sûr !!!
Aboubakar TAKOU



