La Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a rejeté, ce lundi 21 juillet 2025, la demande de mise en liberté provisoire de l’ancien directeur général de la police nationale, Louis Philippe Houndégnon, et de son co-accusé, Camille Coffi Amoussou. Cette décision a été prise lors de l’ouverture de leur procès en appel.
Selon les informations de l’envoyé spécial de Libre Express, les deux hommes, poursuivis pour des faits présumés d’incitation à la rébellion et de harcèlement par le biais d’un système électronique, ont expliqué à la barre les raisons de leur appel. Camille Amoussou a nié toute implication dans les faits reprochés. De son côté, Louis Philippe Houndégnon a contesté la régularité de la procédure initiale, critiquant la compétence du premier juge.
Leur avocat, Me Fidèle Abouta, avait sollicité la remise en liberté provisoire de ses clients, invoquant notamment la dégradation de l’état de santé de M. Amoussou, incarcéré à la prison civile de Missérété. Après une suspension de séance, la chambre des appels de la CRIET a rejeté la demande. L’affaire a été renvoyée pour plaidoirie au fond en octobre prochain, précise l’envoyé spécial de Libre Express.
Contexte de l’affaire
Pour rappel, Louis Philippe Houndégnon avait été interpellé après des déclarations médiatiques où il affirmait avoir été approché pour participer à un coup d’État contre le président Patrice Talon. Le parquet l’accuse d’avoir remis en cause la Constitution et d’avoir appelé au soulèvement à travers le « Mouvement 11/12 ».
En première instance, la chambre correctionnelle de la CRIET s’était déclarée incompétente, estimant que les faits relevaient du pénal criminel. Le mandat de dépôt avait été confirmé, et les deux prévenus ainsi que le parquet avaient interjeté appel.
François D’Assise BATCHOLA



