(Son moral a reçu un choc aux environs de 21 heures)
Paul Hounkpè a marqué un but hier dans ses attaques répétées contre le candidat de la mouvance. Il a montré, en pleine campagne, sa femme au peuple béninois en traitant son challenger de célibataire endurci. Les laboratoires de la Rupture doivent être présentement en ébullition pour une réplique à Hounkpè.
Mais ce n’est pas de cela que le maître de ce qui se passe dans le pays, a souffert hier. C’était plus dur. Boni Yayi a dû prendre une bonne Flag pour saluer une victoire. Toutes les fois que l’homme à qui tout semble réussir, reçoit un choc émotionnel, nous jouissons dans notre famille des Yayi.
Le président Talon était trop aux anges. Ses prédictions gouvernent en ce moment, la campagne. Son candidat harangue des foules. Il fait sortir les gros requins de l’océan politique béninois. Même le renard de Djakotomey était sorti. Moussoli de Porto-Novo aussi. Même l’increvable et très immortel Karim da Silva continue de défier le temps aux côtés du dauphin du président Talon. Le patriarche Ousmane Batoko a dansé. Il a fait toutes les étapes du nord aux côtés du candidat. Le général Robert Gbian aussi. Même Rachidi Gbadamassi a sauté de son lit d’hôpital pour lancer la campagne des 98% de taux de participation. Aurélie Adam Soulé a mis une toile sur Nikki. Chantal Ahyi et Charles Gagnon ont verrouillé Cotonou et Comè à Paul Hounkpè, devenu trop sarcastique. Assad Chidiac et Bilal Yacoubou ont coulé un mur en béton autour de la 8e circonscription électorale, avec une truelle dans les mains de madame Boni Yara Malèhossou, qui fait du sans-faute dans la zone de Pèrèrè à la tête de Waro 2026, pour la promesse des 99% de taux de participation.
Tout est rose dans la campagne. Le président Talon est décidément l’homme à qui tout réussit. Il se pavane tranquillement dans la ville, précisément à Ouidah, tel un ratel qui ne craint plus rien. Il n’a plus peur. C’est lui maintenant la peur aux yeuxdes autres. C’est vraiment un pachyderme. Heureusement pour nous, les fils de ses adversaires, qu’il a un cœur et qu’il existe au monde un club construit par de simples matelassiers : les Colcheneros.
Hier donc, aux environs de 21 heures, le ciel s’est assombri autour du Camp Nou et du domicile du président Talon. Julián Álvarez, sur un coup franc à la 45e minute à la suite de l’expulsion de Pau Cubarsí, a planté un coup de dague dans le cœur du Barcelonais Patrice Talon. Puis, Alexandre Sorloth a fait le break. Dès la 70e minute, c’était terminé. Si j’ai encore mes facultés cognitives intactes, je crois avoir virtuellement appelé le président Yayi. Je me rappelle lui avoir dit : « Papa, il faut dire à ma maman Chantal de couper des oignons. On va manger de la viande de ratel. » Ces matelassiers ont fait notre vengeance hier. Dans cette campagne au champagne pour le président Talon, une vilaine mouche venait de tomber dans sa flûte. Et moi, j’enfonce le clou ce matin en rappelant au monde entier que rien ne nous détourne de cette douche d’hier. C’est 2-0. Qu’aucune ferveur de la campagne du duo Wadagni-Talata ne nous fasse oublier cet échec du Barcelonais Talon. À mon confrère et jeune frère Nazirou Ali de » Le Parakois », je rappelle que ça n’arrive pas qu’aux autres. Le PDG Sidikou Karimou et moi avons reçu notre dose avant-hier (2-1). Mais chez nous, ce n’est qu’un but à relever. Chez lui, c’est toute la paire de gonades. Le foot !!!
Aboubakar TAKOU, depuis Bernabéu



