Au Mali, la Cour d’appel a confirmé la peine de l’ancien Premier ministre Moussa Mara. Détenu depuis le 1ᵉʳ août, il avait été condamné en première instance à deux ans de prison, dont un ferme, ainsi qu’à une amende, pour des faits liés à des publications sur les réseaux sociaux.
La juridiction a maintenu cette décision, rejetant les arguments de la défense qui dénonçait une atteinte à la liberté d’expression. À l’annonce du verdict, Moussa Mara, dont le parti politique Yelema a été dissous, est resté impassible selon des témoins présents à l’audience.
Ses soutiens et son entourage politique considèrent cette affaire comme éminemment politique et critiquent un système judiciaire qu’ils estiment instrumentalisé. Au-delà du cas individuel, ce verdict suscite des condamnations plus larges, de nombreuses voix dénonçant une répression des opinions dissidentes et une dérive autoritaire portant atteinte aux droits humains et aux libertés fondamentales au Mali.
Jean De Dieu TRINNOU



