Dans le cadre de l’affaire du navire suspecté de contrebande de gasoil au Bénin, le parquet a requis des peines de prison contre trois membres de l’équipage. La confiscation du navire au profit de l’État a également été demandée.
Les trois membres d’équipage ont comparu devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) le lundi 24 mars 2025. Selon l’accusation, le capitaine et ses co-prévenus ont été surpris en train de décharger du gasoil dans des embarcations de fortune dans les eaux béninoises. Les autorités maritimes ont repéré l’opération à l’aide de leur radar.
Les prévenus ont plaidé non coupable, affirmant que l’immobilisation du navire était due à une panne technique et non à une intention de contrebande. Le capitaine a expliqué que pendant les réparations, l’idée est venue de ravitailler en vivres en échange de gasoil.
Le représentant du ministère public a reproché aux membres de l’équipage de ne pas avoir les autorisations nécessaires pour naviguer dans les eaux béninoises. Il a souligné l’absence du certificat de sécurité requis par le code maritime. Le ministère public a conclu que l’échange de gasoil contre des vivres constitue de la contrebande. Il a requis des peines de prison et des amendes contre les prévenus, ainsi que la confiscation du navire.
Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe, arguant qu’aucune vente de gasoil n’a eu lieu et que l’équipage n’avait pas l’intention de commettre un acte illégal.
Le délibéré est prévu pour le 19 mai 2025.
Jean De Dieu TRINNOU