Le Béninois Libéré
Image default
Politique

Présidentielle 2026 : la Cour constitutionnelle tire les leçons des législatives

La Cour constitutionnelle a entamé, ce lundi 9 mars 2026 à Agoué, dans la commune de Grand-Popo, un séminaire d’évaluation consacré aux élections législatives du 11 janvier dernier. Prévue pour durer trois jours, cette rencontre réunit conseillers, cadres de l’institution et rapporteurs adjoints autour d’un objectif commun : examiner la gestion du contentieux électoral et tirer les enseignements nécessaires pour améliorer l’organisation des prochaines consultations, notamment l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026.

La cérémonie d’ouverture a été conduite par le vice-président de la Cour constitutionnelle, Nicolas Assogba, représentant le président de l’institution, Cossi Dorothé Sossa, empêché. Dans son allocution, il a rappelé le rôle central confié à la Cour par la Constitution et le Code électoral en matière de contrôle et de régulation du processus électoral. Les dispositions constitutionnelles et légales en vigueur lui confèrent notamment la responsabilité de statuer sur la validité des élections législatives, de connaître des contestations électorales et de veiller à la régularité du scrutin.

Le vice-président a également souligné que la Cour a pleinement exercé ses compétences lors des élections législatives et communales du 11 janvier 2026. Selon lui, le travail accompli par l’ensemble des acteurs impliqués a contribué à assurer la transparence et la crédibilité du processus électoral. Il a rappelé que les résultats définitifs ont été proclamés le 19 janvier, avant l’installation officielle des députés de la 10ᵉ législature, le 8 février.

Saluant l’implication des conseillers, cadres et rapporteurs mobilisés durant cette période, Nicolas Assogba leur a adressé les félicitations du président de la Cour pour la qualité du travail fourni et les efforts consentis tout au long du processus électoral. Il a par ailleurs souligné que l’institution se tourne désormais vers la prochaine échéance électorale majeure : l’élection présidentielle du 12 avril 2026, organisée conformément au nouveau calendrier électoral issu des réformes législatives.

Dans cette perspective, le séminaire d’Agoué vise à dresser un bilan approfondi du processus électoral écoulé afin de consolider les acquis et d’identifier les améliorations nécessaires. Le vice-président a insisté sur la nécessité d’une analyse objective couvrant toutes les phases du scrutin, depuis la préparation des opérations électorales jusqu’au traitement et à la proclamation des résultats.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Romuald Irotori, a détaillé les objectifs de la rencontre. Les participants sont appelés à établir plusieurs bilans, notamment sur les plans financier, juridictionnel, logistique et moral. Il s’agira également d’identifier les difficultés rencontrées et de mettre en évidence les points forts et les insuffisances du dispositif mis en place. Les réflexions devront aboutir à des recommandations pratiques destinées à renforcer l’efficacité du dispositif électoral lors des prochaines échéances.

La première journée du séminaire a été consacrée à trois principales communications. La première, portant sur le rapport juridictionnel, a été présentée par Sidi Latif, directeur de la recherche et de la documentation, sous la modération de la conseillère Alleya Gouda Baco. La seconde a concerné les aspects organisationnels, logistiques et financiers, exposés par Chabi Douarou Boni Abibatou, directrice de la planification, de l’administration et des finances, avec pour modérateur le conseiller Mathieu Adjovi. Enfin, Gildas Ahouissoussi, responsable des marchés publics, a présenté le rapport relatif à la passation des marchés publics, sous la modération du conseiller Michel Adjaka.

Les travaux se poursuivent ce mardi 10 mars avec d’autres présentations, notamment celles portant sur le traitement informatique des résultats électoraux, le rapport moral, la synthèse des missions d’observation ainsi que le rapport des rapporteurs adjoints. À l’issue des échanges, les participants devraient produire un document d’évaluation globale, appelé à servir de base pour l’amélioration de l’organisation des prochains scrutins au Bénin.

Fallone CHABI-BONI

Articles Similaires

Commune de Sèmè-Podji: Une quincaillerie partie en fumée

Akkilou YACOUBOU

Peine de mort en Guinée Equatoriale : Le président Obiang Nguema prend une nouvelle décision

Akkilou YACOUBOU

Zou/ Zogbodomey : Une boutique entièrement vidée par des cambrioleurs

Akkilou YACOUBOU

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Le Béninois Libéré

GRATUIT
VOIR