Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est exprimé récemment sur les défis sécuritaires auxquels le pays fait face. Au-delà des investissements massifs dans la défense, il a tenu à rendre un hommage appuyé à la vigilance des populations, désormais actrices majeures de la sécurité nationale.
Dans un contexte où les menaces sécuritaires exigent une réponse globale, le gouvernement du Président Patrice Talon réaffirme sa stratégie : l’alliance entre la force technologique et la vigilance humaine. Selon le porte-parole, les tentatives de déstabilisation qui parviennent à « faire mouche » ne sont qu’une infime partie de la réalité.
Une efficacité invisible mais réelle
« Vous ne savez pas si avant, on a enrayé 10, 20, 30 ou 50 [tentatives] », a souligné Wilfried Léandre Houngbédji. Il a tenu à rassurer l’opinion publique en précisant que les incidents qui aboutissent restent « anecdotiques » au regard du nombre de menaces déjouées par les services de renseignement et les forces de défense.
Cette efficacité repose sur un triptyque clair mis en place par l’exécutif :
Recrutement massif de personnels au sein des forces de défense et de sécurité.
Acquisition d’équipements de pointe et de matériels spécifiques.
Formation continue des agents pour une meilleure réactivité sur le terrain.
La population, pilier de la « coproduction de la sécurité »
Cependant, l’innovation majeure de ce discours réside dans la reconnaissance du rôle civil. Le porte-parole a utilisé le terme de « coproduction de la sécurité » pour décrire l’implication active des citoyens. En signalant des comportements suspects et en collaborant avec les autorités, les populations deviennent le premier rempart contre l’insécurité.
« Nos populations participent activement à la coproduction de la sécurité. Nous les en remercions et nous les encourageons à continuer », a-t-il déclaré avec insistance.
En combinant une armée mieux équipée et une population plus engagée, le gouvernement espère renforcer durablement le bouclier sécuritaire du Bénin.
MW



