Le gouvernement béninois passe à une nouvelle phase dans la lutte contre la malaria. Toujours très présente dans le pays, la maladie continue de provoquer de nombreux cas graves et des décès, surtout chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Au-delà de la santé, elle fragilise les familles et freine le développement économique et social.
Pour renforcer l’efficacité des actions engagées, les autorités béninoises ont décidé en conseil de créer une Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques. Cette nouvelle structure, pensée comme un outil spécialisé, autonome et réactif, aura pour mission de coordonner une stratégie plus cohérente et plus innovante contre les moustiques et les maladies qu’ils transmettent.
L’agence devra élaborer et mettre en œuvre des programmes de démoustication à grande échelle, tout en évaluant leur impact. Elle aura aussi pour rôle d’intensifier les actions de prévention, de réduire le nombre de cas et de décès liés aux maladies vectorielles, et de soutenir la recherche dans le domaine de la lutte antivectorielle.
La sensibilisation des populations fera également partie de ses priorités. Informer sur les gestes de protection, encourager le recours rapide aux soins et promouvoir les traitements adaptés sont considérés comme des leviers essentiels. L’agence apportera par ailleurs un appui aux collectivités locales pour mieux gérer les nuisances causées par les moustiques et travaillera en partenariat avec des acteurs nationaux et internationaux, publics et privés.
Les statuts de cette nouvelle entité ont été validés en Conseil, avec instruction donnée aux ministres concernés d’assurer sa mise en place rapide et effective.
En marge de cette décision, plusieurs autres textes ont été adoptés. Ils concernent la modification des statuts du Bureau béninois du droit d’auteur et des droits voisins, le déclassement d’une partie du domaine public maritime pour l’aménagement de la Route des pêches, ainsi que de nouvelles dispositions encadrant la circulation des véhicules de transport et la protection du réseau routier national.
Avec cette agence, les pouvoirs publics affichent une volonté claire : structurer davantage la riposte et réduire durablement l’impact de la malaria sur les populations.
Fallone CHABI-BONI



