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Politique

Scrutin : plus forte mobilisation jamais égalée : Les différents acteurs

*Les mouvements Pro-Wadagni en tête

*L’amour des Béninois pour Wadagni et surtout pour le bilan positif du président Talon

Ce dimanche 12 avril 2026, les Béninois ont écrit une nouvelle page de leur histoire démocratique. Dans un calme remarquable, des files d’attente impressionnantes se sont formées dès le début de l’après-midi devant des centaines de centres de vote à travers tout le pays. Une mobilisation qui doit beaucoup aux actions de terrain des mouvements citoyens, véritables courroies de transmission de l’engagement populaire.

Une organisation à la hauteur du défi

17 562 bureaux de vote ont été ouverts sur l’ensemble du territoire national, du Littoral au Borgou, en passant par le Zou et la Donga. Dès 7 heures du matin, la grande majorité des bureaux fonctionnaient sans retard, grâce à une logistique maîtrisée. Matériel disponible en quantité suffisante, agents électoraux rodés, forces de l’ordre discrètes mais présentes : les conditions étaient réunies pour un scrutin serein.
Dans le Littoral, où se concentre le plus grand nombre de centres, les électeurs ont très tôt investi les écoles publiques de Cadjèhoun, Zongo et Gbégamey. « Tout s’est passé sans aucune difficulté », a confié une présidente de poste de vote, saluant la réquisition du matériel dès 5 heures du matin et une ouverture à l’heure.
Même constat dans le Zou, où les centres du CEG Agbokpa, de l’EPP Hountondji ou du collège Sainte Jeanne d’Arc ont fonctionné sans accroc. « Chacun sait ce qu’il a à faire, on ne perd plus de temps. Je tire mon chapeau à la CENA », s’est réjoui un électeur rencontré sur place.

Matinée timide, après-midi décisif

Si la matinée a connu une affluence mesurée dans certaines zones, l’après-midi a déclenché une véritable vague humaine. Après les cultes religieux, les files d’attente se sont allongées partout, transformant les abords des écoles en lieux de patience et de civisme.
À Djougou comme à Abomey, à Cotonou comme à Parakou, les électeurs ont afflué par centaines, déterminés à ne pas laisser passer leur tour. « C’est une fierté de pouvoir choisir ses dirigeants », a lancé un citoyen dans le Zou. « Notre souhait est que tous ceux qui sont en âge de votent sortent avant la fermeture des bureaux », a-t-il ajouté, résumant l’état d’esprit général.
Cette montée en puissance de la participation est le signe d’une conscience citoyenne renforcée. Loin d’une simple formalité, le vote est vécu comme un acte grave et essentiel, un « geste fondamental » pour l’avenir du pays.

Mouvements citoyens Pro-Wadagni : les véritables artisans de cette grande mobilisation

Derrière cette affluence record, un acteur clé a joué un rôle décisif : les mouvements associatifs et citoyens pro-Wadagni.
Dès la fin de matinée, des collectifs locaux se sont organisés spontanément pour lever les freins à la participation. Dans plusieurs communes, des taxi-motos solidaires ont été mis en place pour acheminer les électeurs âgés ou isolés vers les bureaux de vote. Sur les réseaux sociaux, des campagnes de rappel ont été relayées massivement, invitant chacun à « accomplir son devoir avant la nuit ».
À Cotonou comme à Djougou, des volontaires en gilets de couleur ont guidé les files, distribué de l’eau et aidé les personnes à mobilité réduite. Leur mot d’ordre : « Pas un citoyen ne doit rester en chemin ».
« Nous avons reçu des centaines de demandes d’accompagnement dès 10 heures », témoigne un coordonnateur de mouvement dans le Littoral. « Les gens voulaient voter, il fallait juste leur donner les moyens de se déplacer ou de s’orienter. La détermination était là. »
Ces initiatives, nées de la société civile et non des partis, ont permis de transformer une matinée encore hésitante en un après-midi de forte affluence. Elles illustrent une démocratie qui ne se limite pas aux urnes, mais qui se vit aussi sur le terrain, par l’engagement concret des citoyens les uns pour les autres.

Un scrutin calme, sous le regard des observateurs

Aucun incident majeur n’a été signalé dans les centres parcourus par nos équipes. Les forces de l’ordre, présentes mais sobres, ont veillé à la sécurité sans jamais intimider. Ce climat de confiance a été salué par les observateurs internationaux présents, certains allant jusqu’à qualifier le Bénin de « modèle en matière d’organisation électorale ».
La transparence des opérations – émargement visible, isoloirs fonctionnels, urnes scellées – a également été soulignée. Les électeurs, qu’ils soient des grandes villes ou des campagnes, ont tous bénéficié des mêmes conditions : un matériel suffisant, des agents formés et un accueil digne.

Une leçon de civisme et de patience

Partout, les citoyens ont fait preuve d’une patience exemplaire. Dans les centres les plus chargés, les files pouvaient atteindre plusieurs dizaines de mètres, mais aucun débordement n’a été constaté. Les discussions restaient courtoises, ponctuées de rires et d’encouragements mutuels.
« C’est la première fois que je vois autant de monde dans mon bureau de vote », confiait un électeur à la sortie d’une école de Cotonou. « Les gens ont compris que leur voix compte. Et ils ne voulaient pas la perdre. »
Cette affluence de l’après midi, qui a surpris plus d’un observateur, témoigne d’un changement profond : le vote n’est plus perçu comme une corvée ou une simple tradition, mais comme un levier d’action sur l’avenir du pays.

L’attente commence

À la fermeture des bureaux, tard dans la soirée, l’heure était déjà au dépouillement dans plusieurs localités. Les premières tendances ne sont pas attendues avant le lendemain, en raison du décalage horaire avec les bureaux de vote de la diaspora. Mais la CENA a d’ores et déjà indiqué que 80 à 90 % des résultats pourraient être centralisés avant mardi midi.
En attendant, une certitude domine : cette élection restera dans les mémoires comme celle d’une mobilisation massive, d’un scrutin apaisé et de mouvement citoyens debout, qui a su rappeler à chacun que la démocratie se construit aussi en dehors des isoloirs. Chapeau à la Plateforme des mouvements pour son dynamisme durant ce processus couronné de succès pour son camp !

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