Guy Marius Sagna, député du Pastef « Les Patriotes » et panafricaniste engagé, réaffirme sa volonté de réviser la Constitution sénégalaise. Selon lui, le texte actuel, héritage du colonialisme français, confère au président de la République une « hypertrophie des pouvoirs », créant un déséquilibre qui, d’après le parlementaire, facilite le contrôle du pays par les puissances étrangères et les élites bureaucratiques.
Dans une publication récente sur sa page Méta, Sagna indique que l’élection de Bassirou Diomaye Faye en mars 2024 n’a pas changé son opinion sur le régime en place. Pour lui, la Constitution sénégalaise reste un instrument de contrôle néocolonial :
« Nous avons au Sénégal une Constitution néocoloniale avec un présidentialisme caractérisé par une hypertrophie des pouvoirs pour un président. »
Le député précise que les puissances impérialistes privilégient le modèle présidentiel, car il est plus facile de contrôler un pays à travers une seule personne plutôt que par une Assemblée de 165 députés.
Il insiste sur la nécessité d’une réforme en profondeur plutôt que d’un simple changement de texte :
« Je continue de défendre l’idée de changer de Constitution et non de changer la Constitution. »
Malgré sa proximité avec le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, il demeure fidèle à ses convictions et n’hésite pas à interpeller le gouvernement sur les manquements qu’il reproche à l’ancien régime de Macky Sall.
Guy Marius Sagna rappelle que la réforme constitutionnelle n’est pas une simple question politique, mais un enjeu central pour la démocratie et la souveraineté du Sénégal. Pour le député, moderniser la Constitution est indispensable pour rééquilibrer les pouvoirs, limiter l’influence extérieure et donner au peuple sénégalais une voix réellement représentative dans les institutions du pays.
Fallone CHABI-BONI



