Dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 février, une embuscade sur l’axe Faya-Kouba Oulanga, dans la province du Borkou, au nord du Tchad, a coûté la vie à quatre officiers de l’armée tchadienne. L’attaque est attribuée à des bandits de grand chemin et a rapidement dégénéré en violents affrontements impliquant des proches d’une victime civile et les forces militaires arrivées de Faya-Largeau.
D’après des habitants, l’incident a commencé lorsqu’un véhicule de transport a été attaqué et que le chauffeur, employé d’une agence de voyage, a été tué sur place. Les proches de la victime ont ensuite tenté de riposter contre les assaillants avant l’arrivée des renforts. « Les tirs ont été très violents », explique un notable local, qualifiant la situation de « complètement incontrôlable » avant l’intervention des forces armées.
Un bilan non officiel fait état de quatre officiers tués, dont les commandants de la légion de la Gendarmerie et de la Garde nationale et nomade du Tchad. Trois assaillants auraient été éliminés et un autre capturé.
À la suite de l’attaque, le gouverneur de la province, le général Djimta Ben Dergon, a été suspendu par sa hiérarchie. Selon le ministre de l’Administration du territoire, Limane Mahamat, le gouverneur n’a pas pris ses responsabilités et aurait fui lors des événements.
La région du Borkou, dans le nord désertique du pays, est régulièrement touchée par des attaques de bandits sur les routes, surtout dans les zones isolées et difficiles d’accès.
Fallone CHABI-BONI



