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Politique

« Une écoute qui ne juge pas, qui accueille » témoigne Anselme Amoussou : Le vibrant hommage d’un syndicaliste à Bio Tchané

Il y a ceux qui gouvernent à distance, et ceux qui restent proches. Abdoulaye Bio Tchané, selon Anselme Amoussou, appartient à la seconde famille. Dans un hommage personnel publié au moment du départ du ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané du gouvernement, le responsable syndical écrit : « J’ai vu en lui une humilité constante, une disponibilité qui ne s’improvise pas, une attention sincère à chacun, sans distinction. »

Anselme Amoussou raconte les gestes simples mais révélateurs : un rappel après un appel manqué, une réponse à chaque message, une écoute « rare, attentive, respectueuse ». Et d’ajouter, en s’adressant à ses camarades de la Bourse du Travail : « Nous en parlons souvent entre nous. » Pour lui, Bio Tchané restera un homme d’État dont les qualités humaines méritent le respect et la gratitude, bien au-delà des fonctions occupées.

Ce témoignage ne vient pas d’un proche collaborateur, mais d’un syndicaliste, Anselme Amoussou, secrétaire général à la Bourse du Travail. Il tient à saluer non pas l’ancien ministre, mais l’homme. Celui qui pratique « une écoute qui ne juge pas, qui accueille, qui cherche à comprendre ». Dans ce texte rare, où la reconnaissance prime sur les attentes politiques, il confie : « Je ne suis pas toujours sorti de son cabinet avec les solutions espérées, mais toutes les délégations en sont reparties avec beaucoup d’espoir. », a-t-il reconnu.

Alassane IMOROU SANDA

Lire l’intégralité de son message.

Hommage du SG Anselme AMOUSSOU au président Abdoulaye Bio TCHANE

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Hommage: Abdoulaye Bio Tchané, l’homme avant tout.

Au moment où Abdoulaye Bio Tchané (ABT) quitte le gouvernement, je me dois de lui rendre un hommage personnel.

Au-delà des fonctions qu’il a occupées, je voudrais, avec mes mots saluer l’homme qu’il est.

Pour moi, Abdoulaye Bio Tchané restera avant tout un homme d’exception par ses qualités humaines.

Durant toutes ces années où j’ai eu l’occasion d’interagir avec lui en tant qu’acteur social, j’ai découvert un homme d’écoute vraie.

Une écoute rare, attentive, respectueuse, sincère.

Une écoute qui ne juge pas, qui accueille, qui cherche à comprendre.

Je peux en témoigner honnêtement.

Aucune de mes demandes d’audience, qu’elle soit formelle ou informelle, n’est restée sans suite.

Aucun message — SMS ou WhatsApp — ne m’est resté sans réponse.

Aucun appel manqué n’a été oublié, toujours suivi d’un rappel, parfois même inattendu.

Dans ces gestes, que certains pourraient juger ordinaires, se révèle en réalité le respect de l’autre non pas en fonction de son statut mais dans sa dignité humaine.

J’ai vu en lui une humilité constante, une disponibilité qui ne s’improvise pas, une attention sincère à chacun, sans distinction.

Dans nos échanges, j’ai toujours ressenti de l’empathie, de la bienveillance, mais aussi une volonté réelle de dialoguer, de construire, d’avancer ensemble.

Il ne s’est jamais enfermé dans la distance que peuvent parfois créer les responsabilités.

Au contraire, il a su rester proche, accessible, profondément humain.

Cette humilité, cette qualité de l’écoute, le respect, le sens du dialogue, l’ouverture que je garde et garderai de cet homme.

Et je sais que je ne suis pas le seul à avoir été touché par cette manière d’être.

Nous en parlons souvent entre nous à la Bourse du Travail.

Aujourd’hui, je ne rends pas hommage à un ancien membre du gouvernement.

Je rends hommage à un homme qui m’a marqué par sa manière d’être avec les autres.

Un homme pour qui la considération humaine n’était pas un discours, mais une pratique quotidienne.

À titre personnel, je lui exprime ma profonde reconnaissance pour la qualité des relations qu’il a su entretenir avec moi, pour l’attention constante qu’il a accordée à mes sollicitations, et pour l’exemple qu’il a donné, simplement, sans ostentation.

Certes, je ne suis pas toujours sorti de son Cabinet avec les solutions que j’y étais venu rechercher.

Mais toutes les délégations que j’y ai conduites, en étaient toujours ressorties avec beaucoup d’espoir. L’espoir fait vivre dit-on….

On oublie rarement les qualités humaines d’un homme d’État. ABT est un homme d’État.

Et pour cela, il mérite pleinement notre respect et notre gratitude.
Je lui dis merci.

Coovi Anselme AMOUSSOU

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