Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 20 mai 2026 à Cotonou, le porte-parole et secrétaire général adjoint du gouvernement béninois, Wilfried Houngbédji, a clarifié la position de l’exécutif à la suite des licenciements de 169 agents de la Société de radio et télévision du Bénin (SRTB). Tout en dégageant la responsabilité de l’État, il a fermement critiqué la manière dont les salariés ont été mis devant le fait accompli.
Face à l’indignation générale suscitée par cette vague de licenciements, Wilfried Houngbédji a rappelé que la SRTB, bien qu’à participation publique majoritaire, est une société anonyme. À ce titre, elle dispose de ses propres organes de gouvernance (direction générale et conseil d’administration) qui doivent assumer pleinement leurs choix managériaux. « Ce n’est pas une décision du gouvernement », a-t-il martelé, précisant que si la mesure avait été validée en Conseil des ministres, il en aurait lui-même exposé les motifs et les modalités.
Si le porte-parole ne s’est pas prononcé sur le fond du dossier, il a en revanche vivement regretté la gestion humaine de cette crise. Les agents ayant découvert leur renvoi au tout dernier moment, sans aucun préavis ni préparation, Wilfried Houngbédji a qualifié la situation de « déplorable ». Pour l’exécutif, une démarche d’anticipation et un dialogue interne auraient permis d’atténuer le choc pour les personnes impactées. Il a conclu en rappelant que si les compressions de personnel font partie de la vie des entreprises, elles doivent impérativement respecter scrupuleusement les procédures légales et sociales en vigueur et garantir l’intégralité des droits sociaux des travailleurs concernés.
Jean De Dieu TRINNOU



