Comme sur toute l’étendue du territoire national, l’examen pour l’obtention du Certificat de qualification aux métiers (CQM) a démarré dans le département du Zou. Pour cette première session de l’année 2026, 3 854 artisans des deux sexes planchent dans 74 ordres de métier pour décrocher le précieux sésame.
Répartis dans 11 centres de composition, ces candidats auront, durant les cinq jours que couvre l’examen, à faire valoir leur talent et leur savoir-faire aux fins de la certification de leur formation. Pour le compte du département, c’est le centre des métiers de Covè qui a abrité le lancement officiel des épreuves.
Présent sur les lieux, le maire Augustin Aïhunou, dans son mot de bienvenue, a remercié les organisateurs pour avoir porté leur choix sur sa commune afin d’abriter la cérémonie. Aux candidats, il a prodigué de bons conseils.
De son côté, le délégué départemental du Zou de la CMA-Bénin a présenté les statistiques. Ainsi, à Covè, on retient que 200 candidats, provenant de 32 métiers différents, sont en lice, ce qui, selon Dah Zèwanon Guézo, témoigne de la richesse et de la diversité du secteur de l’artisanat dans le Zou. Pour lui, le CQM s’impose aujourd’hui comme un instrument de valorisation des professionnels de l’artisanat.
À sa suite, Rémy Mèdéssy Ahokpossi, le directeur départemental de la formation professionnelle, a insisté sur le caractère national de l’examen, sur le sérieux mis dans son organisation et surtout sur l’importance que chaque acteur joue correctement sa partition.
À tout seigneur, tout honneur : le préfet du département du Zou, Daniel Valère Setonnougbo, a été le dernier à prendre la parole. Pour son mot de lancement, le numéro un du département a insisté sur le fait que cette réforme menée par le gouvernement du président Patrice Talon est d’une grande importance pour le développement du pays. En ce sens, elle se présente comme une alternative à un système de formation qui produit trop de diplômés sans emploi et permet de mettre sur le marché du travail des mains-d’œuvre de qualité.
Il faut préciser que, dans ce centre, le plus âgé des candidats est né en 1958.
Après le lancement, la délégation a fait le tour de certains centres de composition. Dans l’ensemble, tout se déroule correctement. À Bohicon, où certains ont voulu intoxiquer, la vérité a vite pris le dessus, car tout, dans leur montage, allait à l’encontre de la logique et a renseigné sur leur manque d’informations concernant cet examen.
Laurent YOVO



