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57ème session ordinaire de la Cipd à New-York

LE SWEDD, LA VEDETTE DE LA TROISIÈME JOURNÉE

La conférence room 4 a servi hier de cadre à la restitution par pays concernés par le projet Swedd, des impacts de cet appui ô combien salvateur pour la femme et les jeunes dans certains pays d’Afrique.

Suivant l’ordre convenu pour les interventions, c’est la Mauritanie, à travers son ambassadeur, Sidi Laghdaf, qui a décliné les bienfaits du projet Swedd aux populations de son pays. Plus de 50% de la Mauritanie est impacté par cette nouvelle approche de développement de la femme et des jeunes. Il a ensuite cité, cas par cas, des exemples et des statistiques fiables qui prouvent à suffisance, l’incidence de ce projet sur le développement de la femme mauritanienne. La scolarisation de 92.000 filles. 550 sages-femmes ont été formées et convoyées dans les zones reculées du pays pour améliorer la qualité de la santé reproductive. Des cours de rattrapage au profit des filles candidates pour rehausser leur niveau et les préparer à aborder avec succès tous les examens.

Pour le Niger, c’est Ousmane Haja, directeur central de la planification du ministère en charge desdites affaires, qui a planché. Selon lui, commencé en 2015, le projet Swedd a permis de rendre disponible au dernier kilomètre, des produits pour la planification familiale. Il a permis 86% de taux de rétention des filles à l’école dans les zones couvertes par le projet. Les résultats poursuit-il, sont énormes et confirment l’importance de ce projet sur le développement de la femme au Niger.

Quant à la chargée du genre au Mali, Mariam Maiga Coulibali, il y a eu grâce au projet Swedd, 97% de rétention des filles dans plus de 600 écoles. Sans oublier la réalisation de projets à haut impact au profit des bénéficiaires. Même constat chez le ministre Imrane Touré qui a rappelé les avantages majeurs de l’intervention du projet Swedd sur l’autonomisation de la femme.

Le Tchad représenté par un de ses ministres en l’occurrence, Assouyouti Abakar a évoqué le fait que le budget de la santé de son pays a été multiplié par deux en trois ans grâce au projet Swedd. Plus de 6.000 filles déscolarisées ont repris le chemin de l’école soit 98% de taux de rétention des filles à l’école. 300.000 utilisations de méthodes contraceptives. Bref, le ministre Assouyouti est satisfait pour son pays de cette troisième phase de ce projet Swedd.

Le Bénin devrait aussi prendre la parole pour énumérer les efforts du projet Swedd sur la santé reproductive au Bénin. Mais le représentant du ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané, Kouaro Chabi, n’a plus été invité à plancher. Ça aurait été l’occasion de vendre les efforts du président Patrice Talon pour une bonne germination des graines mises en terre par le projet Swedd. Puisque c’est seulement au Bénin qu’un quota et pas des moindres a été fixé et respecté pour l’entrée des femmes au parlement béninois. Et le Bénin est peut-être le seul pays en Afrique à avoir institué l’Institut national de la femme, présidée par maître Huguette Bokpè Gnacadja, présente aussi à cette 57ème session de la Cipd.

Enfin, c’est au docteur Sennen Hounton qu’est revenu le privilège de donner les conclusions de ce panel de haut niveau. Pour commencer, Dr Hounton a précisé que nous sommes maintenant à l’orée de nos fructueuses discussions sur une problématique aussi politique que stratégique que constitue la contribution des observatoires nationaux dans l’implémentation de la feuille de route de l’Union africaine sur le dividende démographique et du projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel. C’est pourquoi, poursuit-il, il importe qu’il remercie Madame Diéné Keita, sous-secrétaire générale des Nations Unies, pour avoir été présente aujourd’hui durant tous les travaux, ce malgré son agenda chargé. Il reste donc convaincu que ces échanges de haut niveau, riches et diversifiés, constituent les premiers jalons d’une longue série d’engagements politiques, d’actions concrètes sur le terrain pour redynamiser et pérenniser les observatoires nationaux du dividende démographique indispensable à l’atteinte des Odd et des aspirations de l’Union africaine à l’horizon 2063.

Aboubakar TAKOU

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