La colère sociale continue de s’exprimer en Iran, où des manifestations sont signalées dans plusieurs villes du pays. À l’origine du mouvement, la dégradation des conditions de vie, marquée par la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat. Les premières protestations ont éclaté fin décembre dans les bazars de Téhéran avant de s’étendre à d’autres régions.
Face à la mobilisation, les forces de sécurité sont intervenues pour disperser les rassemblements. Des organisations de défense des droits humains font état de morts parmi les manifestants et de nombreuses arrestations. Les autorités ont également renforcé le contrôle des réseaux sociaux, avec une surveillance accrue de plateformes comme Telegram et Instagram et des restrictions d’accès à internet dans certaines zones, afin de limiter la coordination des protestations.
S’exprimant sur la situation, le guide suprême Ali Khamenei a reconnu l’existence de difficultés économiques, tout en accusant les manifestants de chercher à déstabiliser le pays. Malgré les mesures de répression, la contestation se poursuit, traduisant le malaise social et les inquiétudes grandissantes d’une partie de la population iranienne.
François D’Assise BATCHOLA



