Le 13 mai 2026, à Addis-Abeba, Emmanuel Macron a annoncé la tenue d’une conférence internationale à Paris d’ici fin 2026. L’objectif est de mobiliser de nouveaux financements pour soutenir les opérations de paix en Afrique, à travers le Fonds pour la paix de l’Union africaine.
Cette annonce a été faite au siège de l’Union africaine, lors d’une réunion avec le président de sa Commission, Mahmoud Ali Youssouf, et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Le président français a insisté sur un principe : les crises africaines doivent être gérées en priorité par les Africains, sous la coordination de l’Union africaine.
La rencontre de Paris vise à attirer des financements publics et privés pour renforcer ce fonds, qui sert à soutenir les missions de paix sur le continent. Créé en 1993, il n’est devenu pleinement opérationnel qu’en 2018. En 2024, il a mobilisé environ 400 millions de dollars, un niveau encore insuffisant face aux besoins croissants.
Les échanges ont aussi porté sur les crises en cours, notamment dans l’est de la République démocratique du Congo et au Soudan. Emmanuel Macron a évoqué la possibilité de mieux coordonner les médiations sous l’égide de l’Union africaine.
Le chef de l’État français a également appelé à appliquer une résolution adoptée en 2023 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Celle-ci prévoit un financement plus stable des opérations africaines de paix par les Nations unies.
Enfin, la France a réaffirmé son soutien à une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances internationales, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU. La conférence annoncée pourrait ainsi marquer une étape importante dans le renforcement des moyens consacrés à la paix sur le continent.
Fallone CHABI-BONI



