Alors que l’élection présidentielle d’avril 2026 se profile à l’horizon, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) s’active pour poser les jalons d’une campagne médiatique « responsable et professionnelle ». Ce jeudi 12 mars, l’institution de régulation a procédé au tirage au sort déterminant l’ordre de passage des deux duos de candidats dans les médias. Une séance qui a été marquée par l’absence remarquée du représentant de l’un des tickets.
Alors que la machine électorale se met en route, la HAAC met les bouchées doubles pour encadrer la couverture médiatique du scrutin à venir. Après avoir publié la décision réglementant la campagne pour le duo président-vice-président, l’institution présidée par Edouard Loko a convié les états-majors des deux candidatures à un tirage au sort crucial. L’objectif : déterminer, en toute transparence, l’ordre de passage dans les médias publics et privés, un enjeu majeur pour la visibilité des programmes.
Un tirage au sort à presque parfait
Dans la salle, seul le représentant du duo Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata avait fait le déplacement. Il s’agit de l’He Assan Seibou, directeur de campagne du ticket. De l’autre côté, le fauteuil du représentant du duo Paul Hounkpè – Rock Hounwanou est resté désespérément vide.
Après un délai d’attente prolongé, constatant l’absence du représentant de l’opposition, le président de la HAAC a ordonné le début des opérations. C’est donc en présence des conseillers, des cadres de l’institution et de professionnels des médias que la procédure s’est déroulée.
Face à l’urne contenant deux bulletins soigneusement pliés, l’He Assan Seibou a procédé au tirage. Son geste a scellé le sort de la campagne médiatique : en tirant le bulletin numéro 1, le duo Wadagni-Talata s’assure de passer en première position dans les médias, conformément au planning qui sera établi par la HAAC.
Au-delà du tirage au sort, la séance a permis de détailler les aspects pratiques de la campagne : les procédures d’enregistrement des messages, la méthode de soumission et de validation, le temps d’antenne imparti à chacun, ainsi que le calendrier précis des passages.
L’absence de l’équipe de Hounkpè
Si la transparence de la procédure a été saluée, l’absence du représentant du duo Hounkpè-Hounwanou n’a pas manqué de soulever des interrogations. A-t-on affaire à un désistement, ou un simple problème d’agenda ? Pour l’heure, le camp de l’opposition n’a pas officiellement communiqué sur les raisons de ce rendez-vous manqué.
L’institution, de son côté, a pris acte. La charte de bonne conduite a été signée, mais le représentant absent n’a pas pu apposer sa signature.
La satisfaction d’un camp, la détermination de la HAAC
Présent, l’He Assan Seibou, représentant du duo Wadagni-Talata, n’a pas caché sa satisfaction. Il a salué le travail de l’instance de régulation, soulignant l’importance d’un cadre clair pour aborder sereinement l’échéance électorale.
« Je tiens à féliciter la HAAC pour cette décision, parce que, quand on veut aller loin, il faut des textes clairs. Je salue le travail qui a été fait et l’esprit dans lequel cela a été fait. C’est un travail responsable », a-t-il déclaré à l’issue de la séance.
De son côté, la HAAC assure rester engagée et déterminée à offrir aux citoyens une campagne médiatique équitable et professionnelle, malgré ce début de parcours en demi-teinte. Reste à savoir si le ticket Hounkpè-Hounwanou se pliera au calendrier désormais établi ou si ce premier accroc annonce une campagne médiatique plus conflictuelle.



