Le président américain Donald Trump a vivement appelé ses alliés à s’engager aux côtés des États-Unis pour sécuriser le détroit d’Ormuz, un point stratégique pour le commerce mondial du pétrole, en pleine escalade militaire avec l’Iran.
Lors d’une intervention le 16 mars à la Maison Blanche, le dirigeant américain a reproché à plusieurs partenaires leur manque d’implication, évoquant un déficit « d’enthousiasme » malgré des décennies de coopération sécuritaire. Il a toutefois assuré que certains pays étaient prêts à rejoindre l’effort, sans en préciser la liste.
Mais sur le terrain diplomatique, les réticences sont nombreuses. Le Royaume-Uni et l’Allemagne ont exclu toute intervention de l’OTAN dans la zone, privilégiant une approche alternative. Londres évoque un cadre de coopération entre partenaires, tandis que Berlin rejette toute participation militaire, plaidant pour une solution diplomatique afin d’éviter une escalade.
D’autres alliés traditionnels, comme le Japon et l’Australie, ont également décliné tout déploiement de moyens dans la région.
Du côté européen, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont écarté l’idée d’étendre la mission navale Aspides au détroit d’Ormuz. Cette opération, limitée à des actions défensives, ne sera pas redéployée dans cette zone sensible, plusieurs États membres redoutant une montée des tensions.
Malgré ces refus, certains pays de l’OTAN restent ouverts à des discussions, sans engagement concret à ce stade. L’Alliance a néanmoins renforcé sa présence en Méditerranée dans le cadre de la surveillance régionale.
Dans ce contexte, l’appel de Washington apparaît comme un test de solidarité pour ses alliés, alors que le conflit avec l’Iran entre dans une phase critique.
François D’Assise BATCHOLA



