La grande alerte est venue de ses camarades du parti. Ils veulent tout, sauf cet ancien collaborateur du président Patrice Talon et le ministre Barthélémy Kassa pour succéder à Abdoulaye Bio Tchané, attendu au Sénat. Voilà les deux noms que redoute la jeunesse du Bloc républicain. Et pour cause : ils gardent encore les séquelles des initiatives prises par ce ministre dans un passé récent pour forcer la main au président Abdoulaye Bio Tchané et au président Talon lui-même, afin d’être imposé comme candidat de la mouvance présidentielle à l’élection du 12 avril dernier.
Ce schéma qu’il avait développé dans le système du BR a été sérieusement pour quelque chose dans certains échecs du parti lors des dernières élections. Plusieurs jeunes qui l’avaient suivi dans cette aventure, avaient eu droit à des sanctions qui les avaient totalement déconnectés de leur base. C’est pourquoi ils ne veulent plus entendre son nom dans l’exécutif du Bloc républicain au-delà de ses attributions actuelles.
Et, de toute évidence, sous un autre angle, le ministre candidat au prochain gouvernement du président élu, claironne partout qu’il est pressenti à son ancien poste. Il pousse l’audace jusqu’à sortir le nom du respectable Talon pour le présenter comme le porteur de son rêve auprès du président élu. Il n’avait pas le choix. Sachant très bien que son projet de candidature bousculait des schémas, il ne peut convaincre personne que cette décision de le ramener au gouvernement pourrait venir de Romuald Wadagni. C’est donc à juste titre qu’il fait ce bébé difforme dans le dos du président sortant, Patrice Talon.
Mais ici encore, ce sont les jeunes des mouvements citoyens qui grincent des dents. Ils le connaissent tous comme un être hypocrite et très calculateur, guidé uniquement par ses intérêts. Cette option n’est donc pas leur souhait et fait même peur à cette jeunesse.
À suivre.
Aboubakar TAKOU



