La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a rendu son verdict ce mardi 28 avril 2026 dans le dossier de l’opposant Julien Kandé Kansou. Le militant du parti Les Démocrates écope de 24 mois de prison ferme, assortis d’une amende de 10 millions de francs CFA.
Des propos en ligne au cœur des poursuites
D’après les informations rapportées par Africaho, le prévenu était poursuivi pour harcèlement par voie électronique et incitation à la rébellion. À l’origine de l’affaire : plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux, notamment des vidéos dans lesquelles il évoquait une « révolution électorale » à l’approche des élections générales.
Devant la Cour, Julien Kandé Kansou a tenté de lever toute ambiguïté, affirmant que cette expression renvoyait à une forte mobilisation citoyenne dans les urnes, et non à un appel à l’insurrection. Il a également expliqué que la notion de « magie électorale » faisait référence, selon lui, à la nécessité de sécuriser le processus électoral contre d’éventuelles fraudes.
Au cours des débats, la juridiction a aussi examiné d’autres contenus extraits de son téléphone, dont certains dénonçaient une concentration du pouvoir économique et politique.
Une décision conforme aux réquisitions du parquet
Malgré ces explications, la chambre de jugement a suivi les réquisitions du ministère public, qui avait sollicité la même peine. Le tribunal a ainsi retenu la culpabilité du prévenu sur les deux chefs d’accusation.
Tout au long de la procédure, l’opposant a plaidé non coupable, rejetant toute intention subversive.
Un appel à la clémence resté sans effet
Lors de sa dernière déclaration avant le délibéré, Julien Kandé Kansou avait sollicité la clémence de la Cour, invoquant notamment sa situation familiale et son souhait de poursuivre ses travaux universitaires. Une requête finalement rejetée par la juridiction, qui a confirmé la sanction.
François D’Assise BATCHOLA



