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Politique

Suivre le président Talon ou rester et tenter sa chance avec Wadagni ? LES MINISTRES QUI ONT PREFERE LA BOUFFE À TALON, ONT TORT

Ils n’ont pas compris le geste de leur patron. Les grands hommes n’attendent pas grand-chose de leurs proches, que la vertu de fidélité et de loyauté. Qu’est-ce qu’un ministre a réellement apporté au président Talon ? Un semblant de fidélité et une disponibilité à faire ce qu’il lui demande, au nom du conseil des ministres, pour le compte de l’État béninois.

C’est le président Talon le génie. C’est lui le berger qui a su conduire son troupeau vers ces résultats dont le monde nous envie. Chaque ministre devrait être prêt à mourir pour un tel homme, même s’il n’avait été ministre que pour 48 heures. Le fait de tomber dans le piège en choisissant de continuer à être ministre du nouveau président, est suicidaire. C’est comme s’ils seraient capables de suivre le candidat élu de l’opposition si le peuple en avait décidé ainsi.

La gangrène qui ronge nos pays en profondeur est la perte de certaines vertus, dont la principale : l’honnêteté. Car qui dit honnêteté dit fidélité et loyauté. Après avoir passé, par une chance inouïe, 10 ans ou 8 ans au gouvernement, chaque collaborateur du président Talon devrait pouvoir le suivre. Non pas simplement pour céder la place à d’autres Béninois, mais surtout pour marquer positivement le bienfaiteur Talon pour son style, sa sagesse et sa fidélité dans la gestion des hommes.

Les ministres de l’actuel gouvernement n’ont aucun mérite pour justifier leur longévité en poste. Ils l’ont été parce qu’un père de famille a été très bon pour pardonner et garder souvent comme baromètre certains efforts de ses collaborateurs, sans jamais tenir compte des fautes. Toute chose qui contraste avec le comportement de certains ministres lorsque, la plupart d’entre eux ont exigé de rester pour continuer l’œuvre avec le nouveau président, laissant seul le sortant comme s’il n’avait rien été pour eux.

Si le nouveau président était à leur place ce jour-là, il aurait pris la même décision que Abdoulaye Bio Tchané, Pascal Koupaki et José Tonato. C’est cela qu’on appelle le courage d’assumer son histoire. Le reste est lâcheté, et le président Talon ne doit plus encourager ce type de pratiques. Tous les ministres qui ont affiché cette boulimie du pouvoir doivent être jetés du gouvernement. Le président Talon ne mérite pas ce type de remerciement. À défaut d’être forts mentalement pour assumer, ils auraient dû faire semblant et montrer qu’ils sont des Talon. Aucun président en Afrique n’avait fait ce choix de garder longtemps des collaborateurs. Talon l’a fait pour le bien du pays et mérite respect et reconnaissance.

Aboubakar TAKOU

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