Face aux rumeurs persistantes qui enflamment les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a tapé du poing sur la table ce mercredi 20 mai 2026 à Cotonou. Il a formellement confirmé qu’Olivier Boko purge bel et bien sa peine en prison, coupant court aux théories de passe-droits ou de détention secrète.
Interpellé par les journalistes lors d’une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement béninois ne s’est pas embarrassé de fioritures. Questionné sur les allégations entourant la situation réelle de l’homme d’affaires Olivier Boko, Wilfried Léandre Houngbédji s’est voulu on ne peut plus clair : « Monsieur Boko, à ce que je sache, se trouve en prison. »
Balayant d’un revers de main les théories du complot qui pullulent sur le web, le secrétaire général adjoint a renvoyé les colporteurs de rumeurs à leurs responsabilités. Selon lui, il appartient désormais « à ceux qui soutiennent le contraire » de produire des preuves concrètes. Fustigeant des « polémiques artificielles », il a invité les professionnels des médias à faire preuve de discernement et à ne pas se laisser détourner par des sujets fabriqués de toutes pièces.
Cette sortie médiatique met un terme à près de deux semaines de doutes et de spéculations. Tout a commencé le 7 mai dernier, lorsque la station Bip Radio a révélé le transfert d’Olivier Boko de la prison de haute sécurité de Missérété vers la prison civile de Cotonou. À l’époque, ce déplacement stratégique s’est opéré dans la plus grande discrétion, sans qu’aucune communication officielle n’en précise les motifs. Ce vide informationnel a immédiatement été colonisé par les réseaux sociaux, où les rumeurs les plus folles ont circulé sur les conditions réelles et les privilèges supposés de la détention de l’ancien magnat. À ce jour, les raisons administratives ou judiciaires de ce transfèrement restent inconnues.
Pour rappel, Olivier Boko a vu son destin basculer le 30 janvier 2025. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) l’a condamné à une lourde peine de vingt ans de réclusion criminelle pour complot contre l’autorité de l’État.
Jean De Dieu TRINNOU



