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Société

Irresponsabilité pénale ou troubles mentaux : l’enjeu de l’expertise psychiatrique dans le dossier Kingbo (les détails)

Le dossier de la tiktokeuse Florence Kingbo a connu un nouveau rebondissement devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Réunie ce mardi 2 juin 2026, la chambre correctionnelle a décidé de renvoyer l’affaire au mois de juillet, en raison de la non-réalisation de l’expertise psychiatrique ordonnée par la juridiction.

Selon l’envoyé spécial de Libre Express, lors d’une précédente audience tenue le 24 mars 2026, la Cour avait prescrit un examen psychiatrique de la jeune femme au Centre psychiatrique de Jacquot afin d’évaluer sa capacité à répondre pénalement des faits qui lui sont reprochés. Le rapport de cette expertise était attendu au plus tard le 24 mai 2026.

À l’audience de ce mardi, la juridiction a toutefois constaté que l’examen n’avait pas été effectué. Selon Me Aboubacar Baparapé, avocat de la prévenue, Florence Kingbo n’a pas pu être conduite auprès de l’expert psychiatre en raison de difficultés liées à son extraction de l’établissement pénitentiaire où elle est détenue. « J’ai accompli toutes les diligences nécessaires, mais sans succès », a indiqué l’avocat devant la Cour.

Face à cette situation, la présidente de la chambre correctionnelle a ordonné le renvoi du dossier au 7 juillet 2026 afin de permettre l’exécution de la mesure d’expertise et la production du rapport médical attendu.

Placée sous mandat de dépôt depuis le 18 décembre 2025, Florence Kingbo est poursuivie pour « harcèlement par le biais d’un système électronique », « atteinte à la vie privée », « incitation à la haine et à la violence » ainsi que « incitation à la rébellion ». Les poursuites découlent de la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux et visant l’ancien président du Bénin, Patrice Talon, son épouse Claudine Talon ainsi que leur fils.

Lors de son passage à la barre le 3 février 2026, la jeune femme avait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Son conseil soutient cependant la thèse d’une irresponsabilité pénale liée à d’éventuels troubles mentaux, une position que l’intéressée elle-même avait rejetée en audience.

Le dossier reste donc suspendu aux conclusions de l’expertise psychiatrique, dont les résultats pourraient peser sur la suite de la procédure judiciaire.

François D’Assise BATCHOLA

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