La recherche frénétique de clics et de popularité virtuelle vient de trouver ses limites face à la rigueur de la loi. Le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) a procédé à l’interpellation de deux tiktokeuses et de plusieurs de leurs complices suite à des sessions en direct caractérisées par de l’exhibitionnisme et de l’obscénité.
Alors que l’une s’est dénudée devant des milliers d’internautes, l’autre tenait des propos vulgaires pour entretenir l’audience. Les complices, qui encourageaient activement ces débordements derrière leurs écrans, n’ont pas échappé au coup de filet. L’exploitation technique des téléphones saisis par les enquêteurs a par ailleurs révélé des éléments compromettants liés à d’autres activités de cybercriminalité, alourdissant le dossier des mis en cause.
Cette opération coup de poing marque une étape décisive dans l’assainissement de l’espace numérique béninois. À travers cette intervention, le CNIN rappelle fermement que les réseaux sociaux ne constituent pas une zone d’impunité. Se dénuder ou adopter des comportements déplacés en ligne constitue une infraction pénale, au même titre que l’incitation ou le soutien passif à ces actes.
En affirmant une politique de tolérance zéro face à la débauche numérique, les autorités entendent préserver la salubrité publique sur les écrans et protéger la jeunesse contre les dérives virtuelles. La liberté d’expression en ligne s’arrête là où commence le respect de la loi et des mœurs.



