Dans la lutte contre la corruption en Irak, les autorités irakiennes ont lancé des actions qui ont conduit à l’arrestation de 47 hauts responsables de l’État, dont plusieurs députés. Cette opération, étant l’une des plus importantes depuis 2003, pourrait s’étendre à d’autres personnalités au fur et à mesure que les enquêtes avancent.
Plusieurs interpellations ont été enregistrées simultanément au cours du week-end par les forces de sécurité. Des responsables politiques et administratifs sont soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption. Selon les médias locaux, les investigations se poursuivent et de nouvelles arrestations restent possibles.
Pour Rahim El-Daraji, ancien député de l’opposition et secrétaire général du mouvement Kafa, cette offensive judiciaire constitue un changement majeur. Il estime que, depuis plus de deux décennies, les autorités avaient rarement engagé des poursuites pareilles contre des personnalités politiques de premier plan, permettant ainsi à la corruption de s’installer durablement dans les institutions publiques.
Il faut noter que cette affaire fait suite à l’arrestation, fin mai, du vice-ministre du Pétrole, Adnan Al-Jumaili, poursuivi pour des faits présumés de corruption et de détournement de fonds publics. D’après Rahim El-Daraji, ce dernier aurait remis aux enquêteurs une liste de plus d’une centaine de responsables appartenant aux pouvoirs exécutif et législatif. Parmi les personnes déjà arrêtées figureraient au moins quinze députés.
L’ancien parlementaire estime que les investigations pourraient conduire à l’exécution de nouveaux mandats d’arrêt dans les prochains jours. Il appelle toutefois les autorités judiciaires à poursuivre les procédures jusqu’à leur terme, sans ingérence ni compromis.
Fallone CHABI-BONI



