Alors que de fortes pluies continuent de s’abattre sur l’Afrique de l’Ouest, provoquant des inondations dévastatrices dans plusieurs capitales de la sous-région, Cotonou tire son épingle du jeu. Lomé, Abidjan, Lagos et Accra subissent de plein fouet les conséquences des intempéries, avec des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels. Mais à Cotonou, le constat est différent : la ville résiste.
Une décennie d’investissements pour une ville résiliente
Cette résilience n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une vision portée depuis une décennie par le président Patrice Talon, qui a fait de l’assainissement pluvial et de la gestion des eaux une priorité nationale. Le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (PAPC), doté d’un budget estimé à plus de 264 milliards de FCFA, a permis de moderniser les infrastructures de drainage et de renforcer la capacité de la ville à faire face aux précipitations de plus en plus intenses.
Ce programme ambitieux vise l’aménagement des réseaux de drainage dans 34 bassins versants prioritaires de la capitale économique. Les travaux comprennent la réalisation de dizaines de kilomètres de collecteurs primaires et secondaires – caniveaux enterrés ou à ciel ouvert – pour évacuer efficacement les eaux de pluie vers des exutoires adéquats. Des bassins de rétention ont également été aménagés, notamment dans la zone Ouest de Cotonou, pour stocker temporairement les eaux de ruissellement et éviter les crues dans les quartiers vulnérables.
Des infrastructures intégrées pour un cadre de vie amélioré
Au-delà du drainage, le programme intègre des travaux de voirie et d’asphaltage, ainsi que l’aménagement paysager des rues. Ces actions facilitent la circulation des biens et des personnes tout en rendant les quartiers plus résilients face aux eaux stagnantes. Là où les eaux s’accumulaient autrefois, paralysant la circulation et menaçant les habitations, elles sont désormais canalisées et évacuées plus efficacement.
Un dispositif national étendu aux villes secondaires
Le Programme d’assainissement pluvial des villes secondaires (PAPVS), doté de près de 108 milliards de FCFA, complète ce dispositif national en ciblant des villes comme Porto-Novo, Ouidah, Abomey et Bohicon. Ces différents travaux, soutenus par plusieurs partenaires techniques et financiers (Banque mondiale, Agence française de développement, Banque africaine de développement), sont pilotés par le ministère du Cadre de vie et des Transports.
Des résultats visibles et concrets
« Les efforts de la décennie produisent aujourd’hui des résultats visibles », peut-on lire dans le message de la mairie de Cotonou. Les épisodes pluvieux récents, qui ont fait des ravages dans les pays voisins, ont été mieux absorbés par la capitale économique béninoise. Les quartiers autrefois régulièrement inondés, comme Vêdoko, Dédokpo ou les abords du lac Nokoué, ont connu des améliorations notables.
La vision Talon : un Bénin préparé pour demain
Cette performance est le fruit d’une gouvernance résolument tournée vers les résultats. En investissant massivement dans les infrastructures hydrauliques, le gouvernement a non seulement protégé les populations, mais aussi sécurisé le tissu économique de la ville. Cotonou, poumon économique du Bénin, ne peut se permettre de voir ses activités paralysées à chaque saison des pluies.
Une leçon pour la sous-région
Alors que Lomé, Abidjan, Lagos et Accra peinent à contenir les eaux, Cotonou apparaît comme un modèle de résilience urbaine. Cette réussite rappelle qu’une vision à long terme, des investissements continus et une gouvernance orientée vers les résultats peuvent transformer durablement une ville.
Le Bénin poursuit ainsi la construction d’un cadre de vie plus sûr, plus moderne et mieux préparé aux défis du changement climatique. Le Programme d’assainissement pluvial de Cotonou est aujourd’hui une fierté nationale et une référence pour toute l’Afrique de l’Ouest.
Cotonou, ville du futur
Une ville plus sûre, une gestion durable des eaux pluviales, un cadre de vie résilient et moderne : tels sont les objectifs qui guident les autorités béninoises. Les résultats sont là, visibles, palpables. Et ils confirment que les investissements d’aujourd’hui préparent la ville de demain.
WM



