La nomination des membres du Sénat et du Conseil Économique et Social (CES) a suscité des débats sur le coût et la pertinence de ces institutions. Invité à se prononcer, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji a défendu les choix opérés, les présentant comme un alliage nécessaire entre politique et technique.
Pour le CES, il a souligné la diversité des profils (artisans, agriculteurs, élus consulaires, politiques) et a rappelé la réforme ambitieuse qui en a fait une institution plus proche des populations, capable de communiquer dans les langues nationales, contrairement au gouvernement. Le ministre a justifié la fusion des fonctions du Médiateur de la République avec le CES comme un acte de rationalisation des ressources publiques.
Concernant le Sénat, Houngbédji a balayé les critiques sur le coût et le « copinage ». Il a rappelé que sa composition est définie par la loi, avec des membres de droit (anciens présidents, anciens présidents d’institutions) dont l’expérience est un atout. « Pourquoi vous priveriez-vous d’expérience et d’efficacité de personnes qui ont eu l’occasion de faire leurs preuves ? », a-t-il rétorqué. Il a également précisé que si tous les membres de droit étaient présents, les 14 personnalités nommées récemment ne l’auraient pas été, justifiant ainsi les nominations « politiques » pour atteindre l’effectif requis. Il a conclu que l’utilité de ces institutions réside dans leur contribution à la stabilité et à la cohésion nationale.
WM



