C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire Florence Kingbo. Ce mardi 13 octobre 2026, le procès de la tiktokeuse s’est poursuivi devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). La nécessité d’un scanner complémentaire à son expertise psychiatrique a suscité des échanges entre la défense et la Cour. Évoquant les difficultés financières de sa famille, la prévenue a déclaré : « Nous n’avons pas les moyens ». L’affaire a été renvoyée au 1er décembre 2026.
Le coût du scanner au cœur des débats
À l’audience, Me Aboubacar Baparapé, avocat de Florence Kingbo, a indiqué ne pas avoir reçu le rapport d’expertise psychiatrique réalisé dans le cadre de la procédure. La Cour et le ministère public ont précisé que le document mentionnait la nécessité d’un scanner afin de permettre à l’expert de finaliser son évaluation.
Informé que les frais de cet examen devraient être supportés par les parents de la prévenue, l’avocat a exprimé son étonnement et réclamé une nouvelle fois la communication du rapport.
Florence Kingbo a également fait part des difficultés financières de sa famille. « Vous avez dit que c’est nous qui allons payer les frais, nous n’avons pas les moyens », a-t-elle déclaré devant les juges, rapporte l’envoyé spécial de Libre Express.
Prochaine audience le 1er décembre
La Cour a renvoyé le dossier au 1er décembre 2026 afin de poursuivre la procédure liée à l’expertise psychiatrique. À défaut, l’affaire pourrait être appelée pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.
Cette expertise avait été ordonnée le 24 mars 2026, avec un examen prévu au Centre psychiatrique de Jacquot. Plusieurs renvois ont suivi en raison des difficultés rencontrées dans la réalisation de cette mesure.
Les faits reprochés à la prévenue
Âgée de 21 ans et détenue depuis le 18 décembre 2025, Florence Kingbo est poursuivie notamment pour harcèlement par le biais d’un système électronique, atteinte à la vie privée, incitation à la haine et à la violence, ainsi que pour incitation à la rébellion.
Les poursuites font suite à une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle elle s’en serait prise à l’ancien président Patrice Talon, à l’ancienne Première dame Claudine Talon et à leur fils.
Lors d’une audience antérieure, son avocat avait évoqué la possibilité de troubles mentaux pour soutenir une thèse d’irresponsabilité pénale. Les conclusions de l’expertise psychiatrique demeurent donc un élément important pour la suite de la procédure.
François D’Assise BATCHOLA



