L’affaire a plongé le personnel du centre de santé public de Dassa-Zoumè dans une profonde sidération. Tout a commencé par une absence qui n’avait, a priori, rien d’alarmant. À quelques semaines de boucler une carrière bien remplie et d’entamer les formalités pour sa retraite, T. F., une aide-soignante aguerrie, a cessé de se rendre à son service. Face à ce désistement soudain et totalement contraire à ses habitudes, sa hiérarchie, inquiète, a décidé de tirer la sonnette d’alarme.
La réponse des forces de l’ordre a été aussi brutale que glaçante : loin d’être clouée au lit par une quelconque pathologie, la quinquagénaire était en réalité placée en garde à vue. Les policiers républicains l’avaient interpellée alors qu’elle était en possession d’un véritable arsenal pharmaceutique illicite, pesant pas moins de 48 kilogrammes.
Selon de Peace FM et des recoupements effectués par les enquêteurs, l’agent de santé publique ne serait pas une novice en la matière. Elle est soupçonnée d’avoir érigé le trafic de médicaments de qualité inférieure et falsifiés en activité parallèle lucrative. Profitant vraisemblablement de son statut au sein du système de santé pour inspirer confiance à ses clients, elle aurait écoulé sa marchandise en toute discrétion, en dehors de tous les circuits réglementaires. Les autorités estiment toutefois que cette saisie spectaculaire ne constitue que la partie émergée d’un système criminel bien rodé.
L’affaire a pris une ampleur judiciaire considérable. La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a été immédiatement saisie du dossier. L’aide-soignante, désormais placée sous mandat de dépôt, attend de connaître son sort sous les verrous.
Les investigations se poursuivent activement sous la houlette de la juridiction spéciale, qui s’attelle à remonter toutes les ramifications du réseau. L’objectif est clair : identifier d’éventuels complices et déterminer l’intégralité des responsabilités pénales.
Alassane IMOROU SANDA



