(Le commanditaire présumé toujours en fuite)
L’affaire de la femme torturée à Ekpè connaît un nouveau développement judiciaire. Les six auteurs présumés de ces sévices seront jugés le 15 mai 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), tandis qu’un septième suspect, désigné par la victime comme l’instigateur des faits, est toujours activement recherché Selon Bip radio.
Une vidéo choc qui a bouleversé le Bénin
Le 23 avril 2026, une vidéo d’une extrême violence a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, provoquant une onde de choc dans tout le pays. On y voit une femme de 38 ans, mère de cinq enfants, nue, ligotée et suspendue, tandis qu’un feu est attisé sous elle par un groupe d’hommes.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 21 au 22 avril 2026 à Ekpè. Selon les premiers éléments, la victime aurait été accusée par ses agresseurs d’avoir volé un téléphone portable. Gravement blessée, elle a été admise dans un centre de soins avant de regagner son domicile le 1er mai 2026, selon sa famille. Celle-ci précise que la victime souffrirait sporadiquement de troubles mentaux.
Six suspects en détention, un vieux en cavale
Le 29 avril 2026, six personnes ont été présentées au procureur spécial avant d’être placées en détention provisoire. Il s’agit pour la plupart de jeunes âgés d’une vingtaine d’années, exerçant des métiers modestes : jardiniers, maraîchers ou ouvriers.
Ils sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation : viol, coups et blessures volontaires, ainsi qu’enregistrement et diffusion d’images relatives à la commission d’une infraction. Ils sont actuellement détenus à la prison civile d’Abomey-Calavi, en attendant leur procès.
Un septième suspect, désigné par la victime comme l’instigateur des faits, est activement recherché. Il s’agirait d’un homme âgé, toujours en cavale. Les autorités n’ont pas encore communiqué son identité.
Un procès très attendu
La comparution du 15 mai devant la CRIET sera scrutée par l’opinion publique, profondément marquée par la diffusion des images. La question de la qualification des faits et de la responsabilité de chacun des prévenus sera au cœur des débats.
L’affaire a également relancé le débat sur les violences faites aux personnes vulnérables, notamment celles souffrant de troubles mentaux, et sur la justice populaire qui continue de faire des ravages dans certaines localités.
D’ici au procès, les regards restent tournés vers la justice, tandis que les recherches se poursuivent pour mettre la main sur le commanditaire présumé, toujours en fuite.
WM



