Les parents d’un enfant décédé dans une clinique privée à Abomey-Calavi ont porté plainte contre l’établissement de santé. Ils réclament 50 millions de FCFA de dommages et intérêts pour le préjudice subi.
Selon les premiers éléments de l’affaire, l’enfant avait été admis dans ladite clinique pour y recevoir des soins liés à une crise d’asthme. Cependant, le suivi médical a viré au drame. Les parents accusent le personnel soignant de négligence grave : lors d’une coupure d’électricité survenue dans l’établissement, le groupe électrogène de secours n’aurait pas fonctionné, ce qui aurait entraîné le décès de l’enfant.
L’affaire est actuellement examinée par le tribunal compétent à Abomey-Calavi. À l’audience, l’infirmier en cause a soutenu que son travail avait été correctement effectué. Une version que contestent fermement les parents, pour qui les soins prodigués n’ont pas été à la hauteur de l’urgence. L’infirmier a également précisé que l’enfant est décédé dans la matinée, mais que la nouvelle n’a été communiquée aux parents que dans la soirée, sans que l’on en connaisse précisément les raisons à ce stade.
Cette affaire relance le débat sur la qualité des prestations dans les structures de santé privées au Bénin, et les conditions dans lesquelles les familles sont informées en cas d’incident grave.
Jean De Dieu TRINNOU



