Le directeur de l’École du patrimoine africain (EPA) et les cadres de sa structure étaient, dans l’après-midi de ce mercredi, face aux artistes plasticiens de Bohicon et sa région pour échanger sur le projet de création d’un musée des arts contemporains. En cours de réalisation depuis quelques mois, ce projet a pour maître d’ouvrage délégué l’EPA.
L’objectif de cette rencontre, qui a eu pour cadre l’hôtel de ville de Bohicon, était d’expliquer aux artistes les tenants et aboutissants du projet, leur rôle, mais aussi pourquoi il leur sera utile de jouer à fond leur partition.
Dans son mot introductif, le directeur Franck Ogou a retracé l’historique du projet avant d’exposer aux artistes le mode de fonctionnement qui sera celui de ce musée qui, selon ses dires, se veut un établissement ambitieux, résolument ouvert sur le monde.
À sa suite, le Dr Jean-Richard V. Sogan a ajouté qu’il est retenu que ce musée, de renommée internationale, fonctionnera suivant les normes requises. Ainsi, on retient que ce musée recevra des expositions sur des thèmes bien choisis pour une durée de six mois. « Cette durée est choisie pour coller à la norme, mais aussi et surtout pour mieux promouvoir les artistes », a affirmé ce muséologue. Répondant aux préoccupations des invités, il a précisé que l’objectif est de mieux vendre l’artiste et ses œuvres.
Sur place, les artistes Julien Dagan, Modeste Affama, Dathon Sovi, Bob Adido, entre autres, ont posé leurs préoccupations et formulé des suggestions avant la descente sur le site abritant ledit musée.
Sur le site, l’architecte chargé du projet a apporté des détails plus techniques sur l’ouvrage. De la présentation de Rodrigue Kessou, on retient que le site qui abritera le musée d’art contemporain de Bohicon – lequel ouvrira ses portes courant juin – comptera quatre bâtiments réhabilités.
Un premier, de type R+1, d’une architecture ancienne et de style afro-brésilien, réhabilité dans son identité, son âme et son histoire, accueillera sur ses deux niveaux les espaces d’exposition. En plus de ce bâtiment, un autre, de style plus ancien, est également réhabilité, toujours en terre crue, pour accueillir des espaces polyvalents destinés aux manifestations, ateliers et échanges d’artistes. Il est également prévu la réhabilitation d’un troisième bâtiment pour servir d’administration, et d’un quatrième pour une boutique d’objets souvenirs et un bar.
En dehors de tout ceci, il est prévu, sur un prochain financement, l’aménagement d’espaces extérieurs pour des expositions en plein air et la création d’un théâtre de verdure. En somme, ce sera un complexe moderne avec toutes les commodités nécessaires pour de belles expositions d’art contemporain.
Laurent YOVO



