Le Ghana durcit son dispositif de contrôle des armes. Dans le cadre d’une révision en profondeur du système national, les détenteurs d’armes à feu devront désormais se soumettre à des évaluations obligatoires de santé mentale, des dépistages de drogues et une formation au maniement des armes pour renouveler leur licence. Une mesure radicale annoncée par le ministre, qui s’inscrit dans le programme national d’amnistie sur les armes à feu, lancé en décembre 2025.
Un nouveau processus de vérification plus rigoureux
Selon RFI, ce « nouveau processus de vérification plus rigoureux » vise à renforcer le contrôle des armes en circulation et à prévenir les dérives. Le programme d’amnistie permet aux détenteurs d’armes illégales ou non enregistrées de les remettre volontairement à la police sans risque de poursuites. Plus de 2 000 armes saisies dans ce cadre seront détruites lors d’une cérémonie début juillet.
Une suspension après une fusillade impliquant des agents de sécurité privée
Cette réforme intervient quelques jours après une fusillade au domicile de l’avocate et députée Adwoa Safo, pendant laquelle les membres de sa sécurité privée ont fait usage d’armes à feu. Un acte complètement illégal, comme l’a rappelé le ministre. « Aucune agence de sécurité privée n’a le droit de posséder ni de faire usage d’armes à feu », a-t-il martelé.
L’entreprise de sécurité concernée a été suspendue lundi. Deux jours plus tard, c’est l’intégralité des licences d’armes à feu du pays qui a été suspendue, dans l’attente de la mise en œuvre du nouveau dispositif.
Une réponse aux inquiétudes croissantes
Cette décision traduit la volonté des autorités ghanéennes de répondre aux inquiétudes croissantes sur la prolifération des armes et leur usage inapproprié, notamment dans le secteur privé de la sécurité. Avec ce nouveau cadre, le Ghana entend faire de la possession d’armes un droit strictement encadré et responsable.



