La Corée du Nord a renforcé sa doctrine nucléaire. Selon plusieurs informations relayées ces derniers jours, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a fait modifier la Constitution afin de prévoir une riposte nucléaire immédiate en cas d’assassinat ou de menace grave contre son autorité.
D’après des révélations attribuées au Service national de renseignement sud-coréen, les nouvelles dispositions concernent notamment l’article 3 de la loi sur la politique nucléaire nord-coréenne. Celui-ci prévoit désormais une réponse nucléaire « automatique et immédiate » si le système de commandement nucléaire du pays venait à être visé par une attaque ennemie.
Cette réforme officialise ainsi les procédures de riposte en cas de disparition du dirigeant nord-coréen ou de perte de contrôle sur les forces armées du pays.
Selon les autorités sud-coréennes, cet amendement aurait été adopté lors de la première session de la 15e Assemblée populaire suprême, ouverte à Pyongyang le 22 mars dernier.
Plusieurs analystes estiment que cette décision traduit la volonté de Pyongyang de renforcer sa stratégie de dissuasion face aux tensions géopolitiques internationales. Certains observateurs établissent notamment un lien avec les récents conflits au Moyen-Orient et les inquiétudes liées à la sécurité des régimes alliés de la Corée du Nord.
Les experts en sécurité internationale considèrent également que l’arsenal nucléaire nord-coréen poursuit sa montée en puissance. Le président sud-coréen Lee Jae-myung a récemment affirmé que Pyongyang serait capable de produire suffisamment de matières fissiles pour fabriquer jusqu’à vingt ogives nucléaires par an.
François d’Assise BATCHOLA



