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Belgique-Espagne : Le défi des Diables Rouges face au favori

La Belgique a rendez-vous avec l’histoire. Et avec les sceptiques. Ce vendredi soir, les Diables Rouges affrontent l’Espagne en quart de finale de la Coupe du Monde 2026, un adversaire qui n’a pas encaissé le moindre but depuis le début du tournoi. Mais Rudi Garcia, le sélectionneur belge, n’a pas l’intention de jouer les faire-valoir. « Tout le monde nous voit déjà éliminés, » a-t-il lancé en conférence de presse, la veille du choc à Los Angeles. Un constat amer, mais une détermination intacte.

L’Espagne, favori incontesté de la compétition, impressionne par sa solidité défensive et son jeu collectif rodé depuis des années. « On sait qu’on joue l’une des équipes favorites, on connaît tous les joueurs individuellement. La force de cette équipe est collective depuis une vingtaine d’années. La nouveauté, c’est qu’ils sont plus solides qu’avant, ils n’ont pas encaissé de but. Mais les statistiques sont faites pour être bousculées, » a martelé Garcia. Une déclaration qui sonne comme un défi lancé à la Roja et à ses détracteurs.

Pourtant, les Diables Rouges ont des arguments à faire valoir. Deuxièmes meilleure attaque du Mondial (3e avec 13 buts), ils ont déjà prouvé leur capacité à renverser des situations compromises, comme en 16es de finale face au Sénégal (3-2). « On fera tout pour marquer, on veut exister, on ne veut pas seulement subir, sinon on sera éliminés. On est capables de marquer des buts, » a insisté le technicien français, bien décidé à bousculer les pronostics. « On veut montrer qu’on mérite d’être en quarts et qu’on peut aller plus loin. »

Rudi Garcia pourra compter sur un groupe motivé et presque au complet. Seul Amadou Onana, gravement blessé au genou face aux États-Unis, manquera à l’appel. Le cas de Zeno Debast, jugé apte par le staff médical mais pas par son club du Sporting Portugal, reste en suspens. L’ancien coach de l’OM, de Lille ou de Lyon a d’ailleurs titularisé 18 joueurs différents depuis le début du tournoi, rendant sa formation imprévisible. Une force supplémentaire face à une Espagne qui pourrait être déstabilisée par cette incertitude.

Du côté des joueurs, l’optimisme est de mise. Romelu Lukaku, l’attaquant expérimenté, a qualifié ce quart de finale d’« étape très importante ». « Je pense que nous avons les compétences et talents nécessaires. On devra faire un match exemplaire si on veut aller plus loin, » a-t-il prévenu. Un succès propulserait les Diables Rouges en demi-finale, probablement contre la France, comme en 2018 (défaite 1-0). Une revanche qui trotte dans les esprits. Mais avant de penser aux Bleus, il faudra d’abord dompter la Roja.

WM

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