L’Union africaine veut reprendre le dialogue avec le Burkina Faso et le Niger, deux pays dirigés par des militaires après des changements de pouvoir récents. Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’organisation examine ce lundi 27 juillet la situation politique dans ces deux pays du Sahel.
Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités militaires de Ouagadougou et de Niamey ont mis en place de nouvelles règles pour organiser les périodes de transition. Au Burkina Faso, la Charte de la Révolution a remplacé l’ancien cadre de transition. Au Niger, la Charte de la refondation prévoit une période de cinq ans dirigée par le général Abdourahamane Tiani.
Ces décisions inquiètent l’Union africaine, qui souhaite un retour à un fonctionnement constitutionnel normal. L’organisation appelle à des transitions inclusives avec la participation de différentes forces de la société.
La situation sécuritaire sera également au cœur des discussions. Les deux pays font face à des attaques de groupes armés qui provoquent des déplacements importants de populations et aggravent la crise humanitaire.
La région a aussi connu de grands changements avec la création de l’Alliance des États du Sahel (AES) par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, après leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Malgré les divergences, l’Union africaine veut maintenir les échanges avec ces pays. Son objectif est de trouver un équilibre entre le dialogue et la défense des principes démocratiques dans un Sahel en pleine transformation.
Fallone CHABI-BONI



