Le gouvernement camerounais a annoncé, mercredi 8 juillet 2026, la fermeture prochaine de 1 400 églises de réveil exerçant sans autorisation légale. Cette décision intervient quelques jours après le meurtre d’une fillette de 11 ans à Yaoundé, un drame qui a relancé le débat sur l’encadrement des lieux de culte.
Selon les autorités, la principale suspecte, actuellement en détention, a déclaré avoir agi sous l’influence d’un responsable religieux qui lui aurait fait croire que le sacrifice d’un enfant pouvait résoudre ses difficultés financières. La victime a reçu 17 coups de couteau, d’après les conclusions du médecin légiste.
Réagissant à cette affaire, le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a dénoncé la prolifération anarchique des églises de réveil dans le pays. Il a indiqué que 1 400 lieux de culte, identifiés comme ne disposant pas d’autorisation administrative, seront fermés dans les prochains jours.
Le ministre a estimé que la tolérance administrative observée ces dernières années a favorisé l’installation de nombreux lieux de culte illégaux. « La foi ne peut plus s’affranchir de la loi », a-t-il déclaré, réaffirmant la volonté du gouvernement de mieux encadrer les activités religieuses.
Les enquêtes se poursuivent afin d’établir toutes les responsabilités dans cette affaire qui continue de susciter une vive émotion au Cameroun.
François D’Assise BATCHOLA



