Le Sénégal franchit une étape majeure de sa réforme politique. Après de longues heures de débats parfois tendus, l’Assemblée nationale a adopté la loi portant modification du code électoral.
Le texte a été approuvé à une large majorité : 128 voix pour, 11 contre et 2 abstentions sur 141 votants. Malgré l’opposition affichée de plusieurs groupes parlementaires, notamment dès l’ouverture des discussions, la réforme a finalement été validée.
Des débats politiques intenses
La proposition de loi, portée par des députés du PASTEF, a suscité de vives réactions. L’opposition s’y est opposée, rejointe par certains élus de la coalition présidentielle. Toutefois, cette convergence n’a pas suffi à bloquer l’adoption du texte.
Au cours des échanges, les initiateurs de la réforme ont défendu la nécessité d’adapter le cadre électoral aux réalités politiques actuelles, avec le soutien du ministre de l’Intérieur présent à l’hémicycle.
Un tournant pour Ousmane Sonko
Au cœur des enjeux : la situation de Ousmane Sonko. Soupçonnée par ses détracteurs de favoriser le Premier ministre, la réforme modifie notamment l’article L.29 du code électoral.
Cette nouvelle disposition lève les incertitudes liées à son inéligibilité, en le retirant du champ des exclusions pour condamnation. Une évolution majeure qui ouvre désormais la voie à une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2026.
Un climat politique sous tension
Avec cette adoption, le Sénégal entre dans une nouvelle phase de son processus politique. Si les partisans du texte saluent une avancée institutionnelle, ses opposants dénoncent une réforme aux motivations politiques.
Dans tous les cas, cette modification du code électoral pourrait peser lourd dans la configuration des prochaines échéances électorales du pays.
François D’Assise BATCHOLA



