Face aux inquiétudes légitimes des populations sur le coût de la vie, le gouvernement du président Romuald Wadagni a tenu à rassurer. Invité de l’émission « Rendez-vous avec le Porte-parole », le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a fermement exclu toute augmentation d’impôts à court terme pour financer les mesures sociales annoncées.
« Vous ne serez pas appelé à contribuer davantage »
La promesse est forte et sans ambiguïté. Alors que le nouveau régime déploie un vaste paquet social (gratuité des soins d’urgence, généralisation de la scolarité des filles, programme nutritionnel pour les nourrissons), la question du financement de ces réformes taraude les esprits. Le porte-parole du gouvernement a martelé un engagement clair :
« Vous ne serez pas appelé dans les six mois à venir contribuer davantage à la mobilisation des ressources intérieures. »
Autrement dit, aucun Béninois ne verra ses impôts ou taxes augmenter dans les six prochains mois pour financer ces projets.
Une transition financée par la rationalisation des dépenses
Comment financer ces mesures sans alourdir la pression fiscale ? La réponse du gouvernement tient en un mot : rationalisation. L’exécutif entend réorienter la richesse collective en la réinjectant directement dans les services de base, grâce à une meilleure gestion des ressources publiques.
« Cette transition politique s’articule autour d’une rationalisation des dépenses publiques, où la richesse collective est directement réinjectée dans les services de base », a expliqué le porte-parole.
Un signal fort envoyé aux ménages et aux investisseurs
Cette annonce constitue un signal important à plusieurs égards. Pour les ménages béninois, c’est une garantie que le coût des réformes sociales ne sera pas immédiatement répercuté sur leur pouvoir d’achat. Pour les investisseurs et les partenaires techniques, c’est la preuve d’une gestion budgétaire rigoureuse, qui privilégie l’efficacité des dépenses publiques plutôt que le recours systématique à la hausse des prélèvements obligatoires.
La prudence reste de mise
Si l’engagement est clair pour les six prochains mois, le porte-parole n’a pas fait de promesse au-delà de cet horizon. La suite dépendra de l’évolution des recettes budgétaires et de la capacité du gouvernement à maîtriser ses dépenses. Mais en ces premiers jours du septennat, le message est passé : le président Romuald Wadagni entend soulager les Béninois sans leur demander un effort fiscal supplémentaire, du moins dans l’immédiat.
AY



