Le mercredi 7 janvier 2026, l’administration du président Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis d’un traité majeur, du principal comité scientifique sur le climat et de soixante-six organisations internationales, les jugeant contraires aux intérêts nationaux.
Parmi les structures les plus emblématiques concernées figurent la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Cette décision a été vivement critiquée par Rachel Cleetus, de l’Union of Concerned Scientists, qui y voit une menace directe pour la coopération internationale et le bien-être des populations.
La vague de retraits cible également d’autres organismes clés liés à la protection de l’environnement et au développement, tels que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). L’ordre exécutif inclut par ailleurs le retrait du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) et de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
Ces mesures s’inscrivent dans la continuité de la politique unilatérale du premier mandat de Donald Trump, marquée par les sorties de l’accord de Paris sur le climat et de l’UNESCO – des organisations que son successeur, Joe Biden, avait réintégrées. Elles font écho au retrait précédent des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En remettant systématiquement en cause le multilatéralisme et la science climatique, l’administration Trump opère un virage isolationniste historique, redéfinissant profondément le rôle des États-Unis sur la scène mondiale.
Jean De Dieu TRINNOU



