La Sbee a pris le pli des réformes. En dehors des actes de vandalisme sur le réseau électrique, la société que dirige Hyppolyte Ebagnitchie prend toujours le soin d’informer la clientèle sur les différentes formes d’indisponibilité du courant dans les zones concernées par ses travaux.
À la Soneb, c’est l’improvisation sauvage qui continue de s’imposer. Se croyant toujours dans le statut d’intérimaire, Sylvain Adokpo Migan gère les affaires comme au Moyen-Âge. Jamais de communiqué informant les populations de l’indisponibilité du liquide vital. Et il n’y a malheureusement pas de système aménagé pour détecter une panne sur le réseau de fourniture. Certaines localités se retrouvent ainsi privées d’eau pendant une dizaine de jours, croyant au drame alors qu’il ne s’agit que de simple négligence de la part des responsables de cette structure. D’avant-hier à hier, et jusqu’au moment où nous mettons sous presse, la zone de Gbodjè et une grande partie de Godomey sont restées plus de 72 heures sans la moindre goutte d’eau au robinet, sans qu’aucune disposition ne soit prise pour soulager les usagers. Pendant que les ménages souffrent de cette pénurie sèche, le directeur général se prélasse paisiblement dans la piscine de sa résidence, affichant une indifférence totale face au calvaire des citoyens. Aucun centre d’appel n’est non plus connu des populations pour signaler ces anomalies constatées sur le circuit de distribution, contrairement à la Sbee où, à la moindre coupure, tous les Béninois savent quel numéro appeler.
La Soneb souffre d’une carence managériale. En cherchant à être, sans la préparation requise, vaille que vaille à la hauteur du défi des infrastructures de l’eau, structure nouvellement créée pour booster la politique du gouvernement, Sylvain Adokpo Migan, qui se retrouve à la tête de deux structures, s’embourbe dans les difficultés. On ne confie pas deux structures à une personne qui peine déjà à gérer une seule. Sylvain A. Migan cafouille et il est urgent de sauver les populations pour coller à la rigueur et aux ambitions du président Romuald Wadagni. Il faut revoir de plus près la situation managériale de ces infrastructures et la commercialisation de l’eau. Car l’eau est la vie et d’elle dépend le visage social d’un gouvernement. Sylvain Adokpo Migan est dépassé, voire rouillé. Les politiques gouvernementales du président Wadagni méritent mieux pour convaincre les Béninois.
À suivre.
Aboubakar TAKOU



