Le parti Les Démocrates n’a pas fini de faire parler de lui. Alors qu’une décision de justice avait validé fin avril la nouvelle direction conduite par Nourénou Atchadé, le camp de l’ancien vice-président Éric Houndété refuse de déposer les armes. Les dissidents ont interjeté appel et seront de nouveau devant la justice le 18 juin prochain selon Bénin webtv.
Un feuilleton judiciaire loin du dénouement
La crise interne qui secoue le principal parti d’opposition béninois n’en finit plus de rebondir. Après un premier round judiciaire favorable à la direction d’Atchadé, c’est au tour de la juridiction d’appel de se saisir du dossier. L’audience, prévue le 18 juin 2026, pourrait redessiner les équilibres politiques de la formation.
Les origines du conflit : un Conseil national extraordinaire contesté
Tout a commencé en avril dernier, lors d’un Conseil national extraordinaire du parti. Cette rencontre avait entériné la nomination de Nourénou Atchadé à la tête des Démocrates, tout en prononçant des mesures disciplinaires contre plusieurs responsables accusés d’avoir soutenu des positions contraires à la ligne officielle.
Le camp d’Éric Houndété, ancien vice-président du parti, a immédiatement contesté ces décisions, les jugeant irrecevables.
Premier verdict : la justice valide la direction Atchadé
Saisi par les contestataires, le tribunal de première instance avait estimé que les décisions prises par les instances dirigeantes étaient conformes aux textes du parti. Un verdict salué par le camp Atchadé comme « un retour à la légalité » et une fin de la crise.
Mais les proches d’Éric Houndété n’ont pas dit leur dernier mot.
L’appel : un espoir pour les dissidents
En faisant appel, les partisans de Houndété espèrent obtenir l’annulation du jugement rendu en première instance et faire reconnaître leurs arguments devant la juridiction supérieure. L’audience du 18 juin est donc particulièrement attendue.
Deux issues possibles : soit la confirmation de la direction actuelle du parti, soit une réouverture du débat sur la gouvernance des Démocrates, qui fragiliserait davantage une formation déjà éprouvée.
Un contexte politique tendu
Cette nouvelle bataille judiciaire intervient dans un climat délicat pour le parti, qui tente de se reconstruire après la démission de Thomas Boni Yayi et les divergences apparues à l’approche des échéances électorales de 2026.
Rendez-vous le 18 juin. Les Démocrates retiennent leur souffle.



