La présence supposée de forces militaires étrangères au Togo suscite des interrogations dans le pays. Plusieurs organisations de l’opposition demandent au gouvernement de donner des explications sur la nature de ces présences et sur les missions confiées à ces personnels.
Dans une déclaration publiée le 20 juillet 2026, plusieurs mouvements politiques et citoyens ont appelé les autorités togolaises à plus de transparence sur les accords de coopération sécuritaire signés avec certains pays étrangers.
Ces organisations veulent notamment connaître le nombre de militaires ou de personnels paramilitaires concernés, leurs missions, leur rôle exact dans les opérations de sécurité ainsi que leur place dans la chaîne de commandement.
Selon elles, des éléments russes et turcs seraient présents au Togo pour accompagner les efforts de lutte contre les groupes armés dans la région des Savanes. Elles évoquent notamment des membres de l’Africa Corps russe et des personnels liés à la société militaire privée turque SADAT. Pour le moment, ces informations n’ont pas été confirmées officiellement par les autorités togolaises.
Cette demande d’explications intervient alors que le nord du Togo fait face depuis plusieurs années à une menace sécuritaire liée à l’avancée des groupes armés actifs dans la région du Sahel. Pour protéger les populations et renforcer la sécurité aux frontières avec le Burkina Faso, le Bénin et le Ghana, le gouvernement a mis en place l’opération Koundjoaré.
Ces dernières années, le Togo a renforcé sa coopération militaire avec plusieurs partenaires étrangers. Le pays entretient notamment des relations sécuritaires avec la Turquie et la Russie, dans les domaines de la formation des soldats, du partage d’informations et des exercices militaires.
Mais pour l’opposition, ces accords nécessitent davantage de clarté. Elle demande notamment de savoir si les forces étrangères participent directement aux combats, sous quelle autorité elles interviennent et combien coûtent ces collaborations à l’État togolais.
Les organisations demandent également que les personnels étrangers ne soient pas impliqués dans des opérations de surveillance, d’arrestation ou de maintien de l’ordre visant des citoyens togolais.
De son côté, le gouvernement togolais considère ces partenariats comme un moyen de renforcer les capacités des forces nationales et de mieux lutter contre les menaces sécuritaires qui touchent le pays et la région.
Fallone CHABI-BONI



