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Décision du Conseil constitutionnel sur la loi du 29 juin : La réaction de la Coalition Diomaye Président

Le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu ce jour une décision majeure (n°6/C/2026) en déclarant contraire à la Constitution la loi adoptée par les députés de la majorité le 29 juin 2026. Cette censure, qui intervient à quelques mois des échéances politiques importantes, a immédiatement suscité une réaction officielle de la Coalition Diomaye President, formation soutenant le chef de l’État.

Dans un communiqué publié ce même jour, la Coalition salue « la démarche démocratique » du Président de la République, qu’elle qualifie de « Gardien de la Constitution ». Elle lui exprime son soutien sans réserve et loue sa « détermination à défendre la Constitution et à faire respecter la loi dans notre pays ».

La Coalition ne s’arrête pas à un simple encouragement. Elle invite également le chef de l’État à « poursuivre sereinement la finalisation des consultations sur les réformes en cours », dans l’objectif affiché de « consolider notre Démocratie ». Ce passage laisse entendre que l’exécutif entend rester maître du calendrier des réformes institutionnelles, malgré ce revers parlementaire.

Sur le fond, la décision du Conseil constitutionnel met en lumière un désaccord juridique entre le pouvoir législatif et la Haute Juridiction. Si les termes exacts de la loi censurée n’ont pas été détaillés dans le communiqué, cette invalidation soulève des questions sur la marge de manœuvre de la majorité présidentielle et sur l’équilibre des pouvoirs.

La Coalition Diomaye President, dont le siège est situé à la VDN-Cité CPI, lot 32 à Dakar, prend soin de ne pas critiquer directement les députés, mais son communiqué insiste sur la nécessaire soumission de tous au bloc de constitutionnalité. Ce faisant, elle renforce la position du Président comme arbitre ultime du jeu institutionnel.

À ce stade, ni la présidence de la République ni les groupes parlementaires concernés n’ont fait de déclaration complémentaire. Reste à savoir si le gouvernement entend présenter un nouveau texte remanié ou si cette censure marque un tournant dans la relation entre l’exécutif et le législatif.

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