Tirant leçon de cette phrase : « Parfois, les conflits entre les religions amènent à des pertes en vies humaines », le président du Sénat béninois, alors en mission de paix auprès des Chrétiens Célestes du monde entier, a déployé toute l’envergure de sa mission à la tête du Sénat.
Patrice Talon, depuis Saint-Ouen-sur-Seine en France, a rassuré les Béninois en général et les Célestes en particulier de l’avènement très prochain d’une loi pour encadrer les associations religieuses au Bénin. Cette annonce, faite lors d’une rencontre avec des fidèles de l’Église du Christianisme Céleste, montre combien l’ancien président est attaché à la mission première d’une institution de sages : préserver la paix quoi qu’il en coûte. Une telle loi sera une vraie réponse aux conflits interreligieux, souvent sources de tensions sociales dans la plupart des pays d’Afrique.
Il faut avouer que cette annonce, qui est intervenue alors que Patrice Talon joue un rôle de facilitateur dans le processus de réunification de l’Église du Christianisme Céleste, cadre bien avec cette démarche de paix et de réunification à laquelle l’État béninois a été associé. Si le Sénat béninois veut être au service du Bénin et des Béninois, il doit avant tout, axer son travail sur la culture et la préservation de la paix. Et il n’y a pas mieux que le président Talon pour agir de sorte à nous remettre en confiance et sur ce bon chemin. Ce discours du président Talon, loin de Cotonou, en France, sonne comme une réponse à cette problématique.
L’opposition devrait, si tant est qu’elle soit vraiment préoccupée par le sort de ses camarades en détention ou en exil du fait de leurs mauvais comportements sur le terrain politique ou économique, profiter de cette disponibilité du Sénat béninois pour introduire des requêtes à faire rêver les Béninois concernés par ces situations. Malheureusement, on dirait que cette opposition n’a pas encore fini de se servir de la situation de ses camarades pour exister. Triste pour ce parti qui pourtant clame sur tous les toits être au service du peuple.
Aboubakar TAKOU



