En visite surprise à l’Université de Parakou, le président de la République, Romuald Wadagni, a échangé directement avec étudiants et responsables académiques sur les difficultés du campus. Après une matinée consacrée à plusieurs visites inopinées dans la cité des Kobourou, Romuald Wadagni a poursuivi sa tournée de proximité par une descente surprise sur le campus de l’Université de Parakou. Accompagné de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sédami Médégan Fagla, du vice-recteur, le professeur Nasser Baco, et du préfet du Borgou, le chef de l’État a privilégié un échange direct avec la communauté universitaire.
Les étudiants exposent leurs préoccupations
Dans l’enceinte de l’université, le président de la République a rencontré des représentants des étudiants ainsi que des responsables académiques. Objectif : écouter les préoccupations et prendre la mesure des réalités auxquelles la communauté universitaire est confrontée.
Les étudiants ont notamment plaidé pour l’amélioration de leurs conditions d’études, la valorisation du site universitaire de Baka et le renforcement de la culture de l’excellence dans l’enseignement supérieur.
Face à ces différentes préoccupations, Romuald Wadagni a adopté un ton mesuré, évitant les annonces immédiates. « Faites-nous confiance », a-t-il lancé aux étudiants.
Le chef de l’État a ensuite résumé sa démarche en quelques mots : « Je ne parle pas beaucoup et je n’aime pas promettre. J’aime qu’on constate. »
Privilégier les actes aux promesses
Cette déclaration traduit la méthode revendiquée par le président de la République au cours de cette tournée dans la cité des Kobourou : aller directement à la rencontre des populations, observer les réalités de terrain et recueillir les préoccupations avant d’envisager les réponses appropriées.
Après le Centre hospitalier départemental du Borgou, le camp militaire de Parakou et une rencontre avec les disciples de Saint Mathieu, cette étape universitaire vient ainsi compléter une série de visites effectuées sans protocole préalable.
Pour les autorités universitaires, cette démarche permet de dresser un diagnostic au plus près des réalités du campus et de mieux cerner les attentes de la communauté estudiantine.
Reste désormais à voir comment les préoccupations exprimées sur le campus se traduiront concrètement dans les prochaines actions. Pour Wadagni, le rendez-vous semble être celui des résultats plutôt que des promesses.
François d’Assise BATCHOLA



