Les jihadistes du Jnim sont suspectés d’avoir fait sauter un pont reliant le Mali au Burkina Faso, tandis qu’une attaque contre un poste de gendarmerie près de l’aéroport de Bamako-Sénou a été repoussée dans la nuit de jeudi.
La sécurité au Mali et dans la région du Sahel est de nouveau mise à rude épreuve ce jeudi 9 janvier 2026, après deux incidents graves survenus presque simultanément. Un pont stratégique reliant le Mali au Burkina Faso a été détruit, et des échanges de tirs ont été rapportés dans la zone de l’aéroport international de Bamako-Sénou.
Selon des informations recueillies par RFI, le pont frontalier situé entre les localités de Benena (côté malien) et de Djibasso (côté burkinabè) a été détruit dans la nuit du mercredi 8 janvier. Aucun groupe n’a encore revendiqué cet acte, mais des sources locales attribuent cette attaque aux jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda dans la région.
Parallèlement, dans la nuit de jeudi, des échanges de tirs ont eu lieu aux abords de l’aéroport de Bamako-Sénou, une infrastructure sensible et stratégique pour le pays. Les mêmes sources indiquent qu’un poste de gendarmerie situé dans cette zone aurait été la cible de l’attaque. Les forces maliennes auraient repoussé l’assaut et tué un assaillant. L’armée malienne, contactée par RFI, n’a pour l’instant pas officiellement communiqué sur ces événements.
Ces deux attaques, l’une en zone frontalière et l’autre aux portes de la capitale, illustrent la persistance de la menace jihadiste et la vulnérabilité des infrastructures civiles et militaires au Mali. Elles surviennent dans un contexte sécuritaire déjà très dégradé, où les groupes armés étendent leur emprise malgré les efforts des forces nationales et internationales.
La destruction du pont frontalier pourrait aussi avoir des conséquences économiques et humanitaires, en perturbant les échanges et les déplacements entre les deux pays voisins, tous deux engagés dans une lutte complexe contre l’insurrection.
Les autorités maliennes et burkinabè sont désormais confrontées à la double tâche de sécuriser leurs frontières et leurs centres névralgiques, tout en rétablissant les liaisons coupées, cruciales pour les populations locales. La communauté internationale suit avec inquiétude cette nouvelle escalade de violence dans une région déjà instable.



