Quelques semaines après avoir quitté la présidence de l’Assemblée nationale pour permettre l’élection d’Ousmane Sonko, El Malick Ndiaye a été élu premier vice-président de l’institution parlementaire sénégalaise.
Cette nomination intervient dans un contexte de recomposition politique marqué par le départ d’Ousmane Sonko de la Primature. Le 22 mai 2026, le président Bassirou Diomaye Faye avait mis fin aux fonctions du chef du gouvernement. Deux jours plus tard, El Malick Ndiaye démissionnait de la présidence de l’Assemblée nationale afin de faciliter l’élection de Sonko au perchoir.
La réorganisation du bureau de l’Assemblée s’est poursuivie avec la vacance du poste de premier vice-président, à la suite de la démission d’Ismaïla Diallo. Les députés ont finalement porté leur choix sur El Malick Ndiaye, qui conserve ainsi une place stratégique au sein de l’appareil parlementaire.
Âgé de 43 ans, El Malick Ndiaye est l’un des cadres historiques du parti Pastef. Membre de cette formation depuis 2015, il a occupé les fonctions de ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens avant de devenir président de l’Assemblée nationale à la faveur de la victoire écrasante du Pastef aux élections législatives anticipées.
Son retour au sommet du bureau parlementaire confirme son influence au sein de la majorité et renforce davantage le contrôle du Pastef sur l’institution. Avec 130 sièges sur 165, le parti au pouvoir dispose en effet d’une majorité confortable qui devrait faciliter l’action du nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lô.
Cette nouvelle configuration intervient alors que les relations entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye continuent d’alimenter les débats sur l’évolution des équilibres politiques au Sénégal.
François D’Assise BATCHOLA



