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Economie Politique

Économie : Le Bénin obtient un nouveau décaissement immédiat auprès du Fmi (les détails)

« Les performances économiques du Bénin sont solides, avec une croissance estimée à 6,4 % en 2023. » Preuve que l’économie béninoise a démontré une résilience remarquable face aux récents chocs, soutenue par des réformes dynamiques et une gestion budgétaire prudente.


Pour ce faire, le 28 juin 2024, le conseil d’administration du FMI a conclu la quatrième revue du mécanisme élargi de crédit (MEDC) et de la facilité élargie de crédit (FEC), ainsi que la première revue de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), permettant un décaissement immédiat de 67 millions de dollars.

Ainsi, à travers un communiqué, le FMI souligne l’importance de poursuivre des politiques inclusives et durables pour ancrer cette croissance, tout en mettant l’accent sur la mobilisation des recettes intérieures et la gestion des risques climatiques et économiques.

Lire l’intégralité du communiqué

Le conseil d’administration du Fmi a conclu aujourd’hui la quatrième revue au titre du mécanisme élargi de crédit (Medc) et de la facilité élargie de crédit (Fec) ainsi que la première revue au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Cette décision permet le décaissement immédiat d’un montant total d’environ 67 millions de dollars. Le conseil d’administration a également conclu les consultations au titre de l’article IV pour l’année 2024. L’économie béninoise a fait preuve d’une très forte résilience face aux récents chocs, soutenue par la poursuite de la dynamique des réformes et la réponse solide des autorités rendue possible par les espaces budgétaires constituées avant la pandémie. Les performances au titre du programme sont robustes. Une des priorités pour l’avenir est de continuer d’assurer l’ancrage de la croissance et du développement du Bénin dans des politiques durables et inclusives au bénéfice de toutes les régions et groupes socio-économiques. Washington. Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a conclu aujourd’hui les consultations au titre de l’article IV pour l’année 2024[1] avec le Bénin et a achevé la quatrième revue de l’accord mixte d’une durée de 42 mois au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) et de la facilité élargie de crédit (FEC), ainsi que la première revue au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Le programme MEDC/FEC a été approuvé par le conseil d’administration du FMI en juillet 2022 (voir le communiqué de presse 22/252) et complémenter par l’accord au titre de la FRD en décembre 2023 (voir le communiqué de presse 23/452).

La conclusion des revues permet le décaissement immédiat de 31,2 millions de DTS (environ 41 millions de dollars) au titre du l’accord MEDC/FEC – portant le total des décaissements à date au titre du programme MEDC/FEC à 400,2 millions de DTS (environ 526 millions de dollars) – et de 19,8 millions de DTS (environ 26 millions de dollars) au titre de la FRD. Le conseil d’administration a également approuvé la modification du critère de performance quantitatif sur les nouveaux emprunts extérieurs contractés ou garantis par l’État en 2024, le Bénin conservant un risque modéré de surendettement. L’économie béninoise a fait preuve d’une très forte résilience aux chocs, grâce aux marges budgétaires constituées avant la pandémie et soutenue par la dynamique des réformes des autorités. La croissance économique pour 2023 est estimée à 6,4 % et devrait rester forte dans les années à venir, soutenue par les projets d’infrastructure du gouvernement et les investissements privés, notamment en direction de la zone économique spéciale. La réforme en cours de l’éducation contribuerait à préparer une main-d’œuvre adéquate pour une économie en transformation. Cette approche pourrait contribuer à exploiter le dividende démographique et traduire la dynamique de croissance actuelle en une croissance durable et créatrice d’emplois à moyen et long terme. Toutefois, les incertitudes au plan régional pourraient s’ajouter aux perturbations mondiales et impacter les échanges commerciaux. Le Bénin demeure vulnérable aux phénomènes climatiques extrêmes. Les performances au titre du programme sont robustes, avec tous les objectifs quantitatifs à fin décembre 2023 atteints et les repères structurels (au titre du MEDC et de la FEC) et les mesures de réforme (au titre de la FRD) mis en œuvre. Suite aux délibérations du Conseil d’administration, M. Okamura, directeur général adjoint et président par intérim, a fait la déclaration suivante :[2] “La forte dynamique des réformes des autorités béninoises et la gestion macroéconomique rigoureuse au cours des dernières années ont permis au Bénin de créer l’espace budgétaire nécessaire pour faire face aux chocs qui se succèdent depuis la pandémie. Après une période de flexibilité budgétaire justifiée, les autorités ont repris l’année dernière la consolidation budgétaire au vu de reconstituer des marges budgétaires. Le programme de réformes du Bénin bénéficie de plus en plus de l’adhésion et du soutien des partenaires au développement et des investisseurs internationaux. “La gestion saine des finances publiques a contribué à améliorer globalement l’accès aux services publics de base avec un taux de pauvreté à la baisse au niveau national, même si les inégalités persistent entre les régions et les tranches de revenus. Une des priorités pour l’avenir est de continuer d’assurer l’ancrage de la croissance et du développement du Bénin dans des politiques durables et inclusives au bénéfice de toutes les régions et groupes socio-économiques. Dans ce contexte, la mise en œuvre rapide et complète du registre social unique (RSU) facilitera la coordination des divers programmes d’assistance sociale, ce qui permettra d’améliorer le ciblage des ménages pauvres et vulnérables. “Les besoins importants de développement du Bénin dans les secteurs sociaux de base (éducation, santé et protection sociale) et dans les domaines non traditionnels (tels que la transition numérique et le changement climatique) requièrent de mettre davantage l’accent sur la mobilisation des recettes intérieures. Le maintien de la bonne dynamique dans la collecte des recettes fiscales – ancrée dans la Stratégie des Recettes à Moyen Terme (SRMT) – devrait favoriser la convergence vers la norme communautaire de déficit budgétaire global de 3 % du PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine d’ici 2025, tout en contribuant de manière durable, à répondre aux besoins de développement du pays. “Compte tenu des incertitudes mondiales et des perturbations géo-économiques et sécuritaires régionales, l’établissement d’un plan d’urgence reste primordial. Dans ce contexte, les autorités devraient maintenir une certaine souplesse dans l’exécution du budget avec une priorisation des dépenses d’investissements publics en cas de matérialisation des chocs. “Les autorités devraient poursuivre l’agenda des réformes structurelles en cours visant à renforcer l’État de droit et les dispositifs de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, visant à créer un cadre propice pour une croissance inclusive tirée par le secteur privé. Elles devront aussi rester vigilantes aux risques liés au secteur financier public et non public afin de préserver la stabilité macroéconomique et limiter les risques de passif éventuel. “La poursuite résolue de la mise en œuvre du programme en matière de changement climatique dans le cadre de l’accord au titre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), en complément des accords au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) et de la facilité élargie de crédit (FEC), devrait favoriser le renforcement de la résilience socio-économique au Bénin. Les initiatives en cours visant à stimuler le financement privé pour le climat constituent une avancée importante à cet égard. La réforme des subventions aux produits pétroliers prenant en compte les spécificités du marché local au Bénin et protégeant les groupes vulnérables demeure une priorité.” [1] Conformément aux dispositions de l’article IV de ses Statuts, le FMI procède, habituellement chaque année, à des consultations bilatérales avec ses pays membres. Une mission des services du FMI se rend dans le pays, recueille des données économiques et financières, et s’entretient avec les responsables nationaux de l’évolution et des politiques économiques du pays. De retour au siège, les membres de la mission rédigent un rapport qui sert de cadre aux délibérations du conseil d’administration. [2] À l’issue des délibérations, la directrice générale, en qualité de présidente du conseil d’administration, résume les vues des administrateurs, et ce résumé est communiqué aux autorités du pays. Une explication des qualificatifs utilisés dans le résumé est disponible ici : https://www.imf.org/external/french/np/sec/misc/qualifiersf.htm. Département de la communication du FMI RELATIONS AVEC LES MÉDIAS ATTACHÉ DE PRESSE: NICO MOMBRIAL TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100COURRIEL: MEDIA@IMF.ORG

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